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L’Afrique révèle ses talents : le concours «?Génies en herbe OHADA?»


Après le Niger en 2016, le Sénégal accueillera, en 2017, le Concours «?Génies en Herbe OHADA?» ayant vocation à favoriser l’échange entre les étudiants en Droit des 17 États membres de l’Organisation pour l’Harmonisation en Afrique du Droit des Affaires (OHADA) ainsi que la découverte des futurs experts africains du Droit OHADA. Forte du succès des éditions précédentes, l’Association des Juristes de Côte d’Ivoire (AEJCI) invite, à nouveau, les juristes africains en formation, à faire montre de leur talent et de leur expertise, seules bases solides d’une meilleure pratique du Droit des affaires et de l’amélioration du cadre règlementaire, nécessaires afin de rassurer tout investisseur potentiel.

Jeune Afrique ©

Une initiative ivoirienne

L’AEJCI est une association regroupant l’ensemble des étudiants inscrits dans les facultés de Droit des Universités publiques et privées de Côte d’Ivoire qui ne cesse d’œuvrer, depuis sa création, en 1999, pour la promotion du Droit et de l’Excellence. Ainsi, a-t-elle multiplié, d’abord sur le territoire national, des initiatives telles que le Concours National de Culture Juridique «?Juristes en Herbe?». En 2008, cependant, elle décide de s’ouvrir sur l’Afrique afin d’apporter sa pierre à l’édifice de l’une des plus belles réussites de notre époque en termes d’intégration juridique : l’OHADA.

L’OHADA, une organisation méconnue au succès incontestable

Le système juridique et judiciaire de l’OHADA a été créé en 1993. Cette organisation, ouverte à tout État africain, regroupe aujourd’hui 17 États membres : le Bénin, le Burkina Faso, le Cameroun, les Comores, le Congo, la Côte d’Ivoire, le Gabon, la Guinée Bissau, la Guinée, la Guinée équatoriale, le Mali, le Niger, la République Centrafricaine, la République démocratique du Congo, le Sénégal, le Tchad et le Togo.

Comme le précise le Traité fondateur de l’organisation, elle a été créée en vue d’accomplir de nouveaux progrès sur la voie de l’unité africaine et de renforcer la sécurité juridique et judiciaire afin de garantir un climat de confiance concourant à faire de l’Afrique un pôle de développement en utilisant l’harmonisation du droit des affaires.

À cet effet, elle s’est dotée d’un système institutionnel dans le cadre duquel ladite harmonisation est garantie par la Cour commune de Justice et d’Arbitrage de l’OHADA (CCJA) et l’École Régionale Supérieure de la Magistrature (ERSUMA). Il est souvent avancé que la CCJA de l’OHADA est une des rares expériences réussies de transfert de souveraineté judiciaire dans le monde.

L’importance de la coopération entre les États membres

À ce jour, 9 Actes uniformes sont en vigueur dans les États membres, régissant des pans divers du Droit des Affaires et d’autres, sont en préparation. L’application de ces règles de droit uniques, dans des pays aux cultures, pratiques, tissus et conjonctures économiques aussi variés est un challenge permanent.

En conséquence, des initiatives telles que le concours «?génie en herbe OHADA?» permettent de créer une plateforme d’échange et de partage, indispensable à la pérennité de cette entreprise qui a, déjà, changé le visage du monde des affaires africain. Ce n’est que de la confrontation des idées et des expériences de chacun en fonction de ses réalités, que pourra naître un modèle adapté aux exigences africaines, de nature à favoriser l’investissement, notamment étranger, tout en procurant les garanties requises pour sécuriser les économies atypiques de l’Afrique.


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