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Interrogé sur le Gabon, Benoit Hamon affirme son opposition aux dictatures


Benoit Hamon, candidat à l’élection présidentielle française © Twitter/BENOIT HAMON

Partenaire économique historique du Gabon, la France a brillé par son silence et son inaction lors de la crise post-électorale gabonaise. Au lendemain des élections présidentielles que certains qualifient de frauduleuses, il a semblé que la préservation des intérêts économiques était la priorité de la France.

Interrogé sur la question du déni de démocratie observé au Gabon et des violentes répressions sur les civils, qui ont par ailleurs donné lieu à une résolution de l’Union européenne, le candidat Benoît Hamon s’est dit « contre les dictatures qui s’imposent en bafouant leur propre Constitution ».

En visite d’entreprise à La Ruche, un espace dédié à l’entrepreneuriat social et solidaire à Paris, le candidat du Parti socialiste (PS) aux Présidentielles a été interpellé par une employée d’origine gabonaise sur la crise que traverse actuellement le pays.

Selon Benoît Hamon, la France entretient des relations avec des pays où les pouvoirs se maintiennent par la force, au détriment des populations, et cela est « inacceptable, autant pour le Gabon que pour les autres pays ». S’il est élu, le candidat envisage de redéfinir les liens économiques avec ces pays.

Pour le moment, la situation de crise au Gabon ne semble pas s’apaiser ; tous les niveaux et secteurs de l’économie sont frappés de plein fouet et aucune enquête n’a été diligentée jusqu’à ce jour sur les violences post-électorales qui ont coûté la vie à de nombreux Gabonais.


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