Share

Afrique du SUd : C’est l’unité dans l’ANC ou la défaite aux présidentielles selon L’ex-ministre Pravin Gordhan


L’ex-ministre des Finances, Pravin Gordhan , 2012 | David Harrison, M & G

Afrique du Sud – L’ancien ministre des Finances s’est adressé aux membres de l’ANC ce dimanche 9 avril à Durban, lors d’un service à la mémoire de Ahmed Kathrada. L’ancien ministre a appelé ses pairs à la solidarité et l’union au risque de perdre les prochaines élections.

 

Perdre la prochaine élection présidentielle de 2019 , voici ce que va coûter les dissensions internes au sein du parti pour Pravin Gordhan. Réunis lors d’un service en la mémoire de Ahmed Kathrada , les membres de l’ ANC ont été exhortés par l’ex-ministre.

« Où est l’unité dans l’ ANC ? Tout le monde a déclaré que nous nous respecterions et trouverons des solutions aux différences dans nos structures. Vivons selon ce principe. Camarades, laissez-moi vous dire une chose, si nous ne pouvons pas nous unir entre nous, il n’y a pas d’espoir pour nous en 2019, souvenez-vous de ça. Nous ne pouvons pas continuer à nous battre entre nous, nous allons perdre la confiance des gens de divers horizons, de toute l’Afrique du Sud, et ce n’est pas ce qu’on veut » a déclaré entre autres l’ancien ministre à ses camarades. Au cours de son allocution, de nombreux chants pro-Zuma se sont élevés, interrompant son discours.

La guerre Zuma-Gordhan est plus que jamais d’actualité. La semaine dernière, on apprenait l’existence d’un rapport à l’origine de l’exclusion de Gordhan du gouvernement. D’après ce document, l’ancien ministre aurait secrètent à l’international pour que le président soit démis de ses fonctions. Le ministre de la Sécurité d’État serait en passe d’ouvrir une enquête sur ce fameux rapport.

 

La cote de Zuma en baisse, l’ANC divisée

Le limogeage de Pravin Gordhan avait fait couler beaucoup d’encre dans la classe politique sud-Africaine. Fortement apprécié au sein de son, l’écartement de l’homme du gouvernement avait créé des tensions in situ. Le parti s’était alors divisé en deux, avec d’un côté des pro-Zuma et de l’autre les pro — Gordhan — Cyril Ramaphosa (vice-président) du parti. Pour apaiser les tensions, et tuer la polémique, le secrétaire général du parti a convoqué une conférence de presse le 5 avril dernier. Dans son propos, Gwede Mantashe a réaffirmé son soutien au chef de l’état au nom du parti.

Il est revenu sur l’affrontement interne dans le parti et les nombreux points de divergences entre le président et les cadres. Gwede Mantashe a annoncé que dormais tous se rangeaient du côté de Zuma. Au sujet de l’affaire, Gordhan , lui qui avait critiqué la décision de Zuma , s’est rétracté et a déclaré que le président avait eu raison d’agir de la sorte, « la confiance étant rompue entre les deux hommes depuis longtemps ».

Un revirement de situation peu commode au moment où l’impopularité du président sud-africain atteint son paroxysme. Le vendredi 7 avril, de nombreux Sud-Africains étaient descendus dans les rues pour réclamer la démission de Zuma. Armée de pancarte et banderoles ils scandaient  « Zuma must Go ». Les scandales de corruption qui s’accumulent ont véritablement ruiné la réputation du leader sud-africain. Ils sont également à l’origine du différend Zuma — Gordhan.


Leave a Comment