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Mali : Un nouveau gouvernement pour de nombreux défis


Premier ministre Abdoulaye  Idrissa Maïga , Niarela.net

Actualité Mali — Attendu depuis quelques jours, le nouveau Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga, a enfin dévoilé la liste des membres de son gouvernement. Si de nombreux postes restent inchangés, on note cependant quelques entrées et des mouvements des plus intéressants.

Ce mardi 11 avril 2017, le Premier ministre Abdoulaye Idrissa Maïga a dévoilé son gouvernement. Nommé le 8 avril dernier, en remplacement de M. Modibo Keïta, Abdoulaye Idrissa Maïga est parvenu à constituer un gouvernement. Au total, 35 ministres, dont 11 nouveaux et 8 femmes ont été nommés pour mener à bien les projets de l’exécutif et veiller à la gestion et la résolution des multiples crises qui sévissent dans le pays.

Les postes-clés sont restés inchangés. Ainsi, Salif Traore, Me Mamadou Ismaïla Konate, et Abdoulaye Diop restent respectivement aux ministères de la Sécurité et de la Protection civile, celui de la Justice, garde des Sceaux et celui des Affaires étrangères et de la Coopération internationale. D’autres ministres sont eux aussi restés en poste.

Quelques plaintes ont cependant suivi l’annonce de ce nouveau gouvernement. En effet, Abdoulaye Idrissa Maïga n’a point nommé dans son équipe des membres de l’opposition ou d’anciens groupes armées. Ces deux factions avaient pourtant signé les accords de paix pour la stabilité dans le pays.

De nouveaux ministres en charge des secteurs en crise

Trois remplacements intéressants sont à signaler sans ce nouveau gouvernement. Tout d’abord, l’éviction du ministre de la Santé, Marie Madeleine Togo remplacée par Samba Ousmane Sow. L’ancienne ministre n’aura pas su contenir la grève qui prévaut dans le secteur sanitaire. Entrés en grève depuis mi-mars dernier, les médecins fonctionnaires, sous l’égide de leurs syndicats, ont paralysé la majorité des hôpitaux publics du pays. Une situation alarmante qui est déjà à l’origine de nombreux décès, par faute de soins appropriés.

Ensuite, l’arrivée à la tête du ministère de l’Administration territoriale, de Tiéman Hubert Coulibaly. Ce dernier remplace Mohamed Ag Erlaf qui avait bataillé pour la mise en place de l’autorité intermédiaire. Si celles-ci sont déjà en place à Kidal, Ménaka et Gao, le processus d’installation reste bloqué à Tombouctou et Taoudéni. Une situation qui pourrait expliquer le remplacement de l’ancien ministre. Son successeur, ancien ministre de la Défense en 2016, sera donc l’homme en charge des prochaines présidentielles de 2018.

Enfin, Kénékouo dit Barthélemy Togo, ancien ministre de l’Éducation nationale a rendu son tablier. Désormais, aux commandes de ce ministère, Mohamed Ag Erlaf, en délogé de l’administration territoriale. Un autre secteur en crise depuis quelques mois. Le 5 avril dernier, les enseignants avaient manifesté, réclamant la mise en œuvre d’accords signés en janvier.

La nouvelle équipe de Abdoulaye Idrissa Maïga aura du pain sur la planche, et de nombreux défis à relever.


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