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Ces catastrophes des transports qui ont fortement endeuillé l’Afrique


Un exemple de catastrophe, l’accident ferroviaire d’Éséka qui a fait 79 morts et 551 blessés le 21 octobre 2016 au Cameroun.

Information Afrique – Plusieurs catastrophes ont coûté la vie aux Africains depuis des années des décennies. Que ce soit par avion, par bateau, par train ou en voiture, il y a eu en Afrique des tragédies, des accidents qui ont endeuillé nombre de pays, et partant, beaucoup de familles. Dans la lecture que nous nous proposons de faire, nous n’allons pas évoquer les catastrophes aériennes, car il serait difficile pour nous d’attester la négligence de leurs conditions de sécurité et de sureté, les accidents de voiture non plus, parce que ne faisant pas plus de 200 morts au moins.

Alors qu’en ce qui concerne les catastrophes maritimes et ferroviaires, nombre de critères nous permettent de prouver le laxisme, voire l’inhumanité des conditions d’entretien et de voyage de ces engins. Mais aussi parce que nous n’allons parler que de celles dépassant 200 victimes, afin de mettre un accent particulier sur l’importance de ces drames et l’impératif d’éveiller les consciences sur ce problème.

Quelques catastrophes lourdement mortelles d’au moins 200 victimes

En faisant le tour des accidents, les plus couteux en termes de vies humaines en Afrique, nous avons remarqué que la plupart d’entre eux dépassaient largement 200 victimes. En voici quelques-uns :

1- Par voie ferrée

– Février 1998 au Cameroun :

Il n’est pas loin de 13 h à la gare ferroviaire de Nsam, un quartier du sud de Yaoundé, quand des wagons-citernes de la Société camerounaise de dépôts pétroliers (SCDP) se renversent accidentellement sur les voies après un déraillement. À ce moment précis, aucune victime n’est à déplorer, le train ne transportant aucun passager.

Mais les riverains se pressent sur les lieux du drame pour tenter de récupérer le précieux liquide et s’approvisionner ainsi gratuitement en essence, sans se soucier du danger.

Un violent et gigantesque incendie éclate, alimenté par des centaines de milliers de litres d’essence déversés sur les voies. Pris au piège dans les flammes, plus de 230 personnes périssent calcinées.

– Février 2002 en Égypte :

Peu après minuit, un feu est détecté dans un wagon du train 832 qui relie Le Caire à Assouan, une ville située à 900 km au sud de la capitale. Nous sommes le 20 février et le train est bondé. Il s’est arrêté dans presque tous les villages le long du Nil pour récupérer des voyageurs souvent issus des classes les plus pauvres. Presque tous se rendaient dans le Sud pour célébrer la fête musulmane de l’Aïd.

À 2 h du matin, malgré l’alerte donnée à l’arrière du convoi, le train poursuit sa course sur plusieurs kilomètres. Il s’arrête finalement non loin de la ville d’Al Ayatt, à environ 70 km au sud du Caire. Trop tard, le vent a attisé les flammes. Le brasier est gigantesque : plus de 370 personnes périssent. Aux dires des enquêteurs, l’incendie a été provoqué par un petit réchaud à gaz que les voyageurs utilisent fréquemment pour préparer du thé ou du café. Les pompiers ont mis plusieurs heures à venir à bout de l’incendie, qui s’est propagé à sept wagons.

2- Par voie maritime

Septembre 2002 au Sénégal :

Parfois appelé le « Titanic sénégalais », le Joola fit naufrage au large de la Gambie le 26 septembre 2002. Cette tragédie coûta la vie à près de 2000 personnes (hommes, femmes et enfants). Il est encore plus déplorable d’apprendre que ce navire avait une capacité maximale recommandée de seulement 500 personnes.

Octobre 2013 :

Naufrage d’une embarcation transportant 500 migrants clandestins faits 366 morts près de Lampedusa dans la mer Méditerranée le 3 octobre 2013.

Avril 2015 :

Naufrage d’une embarcation de fortune transportant des migrants en mer Méditerranée, faisant plus de 400 morts avec 150 survivants le 12 avril 2015.

Avril 2015 :

Naufrage d’une embarcation de migrants clandestins à environ 110 km des côtes libyennes, faisant près de 700 morts avec 28 survivants.

Bilan et conclusion

S’il y a déjà eu plus graves tragédies de transport en Afrique que celles susmentionnées, on s’excuse d’avance de ne pas les avoir toutes énumérées. En revanche, notre sélection tenait compte du nombre de victimes (au moins 200), et évidemment du caractère négligeant des conditions de sécurité comme étant une des principales causes de ces accidents.

Et si chacune de ces catastrophes compte plus de 200 morts, convenons dès lors que l’Afrique perd énormément de filles et de fils à cause du laxisme, du manque de professionnalisme, mais aussi et surtout par négligence.

Autrement dit, on peut éviter ces tragédies si on respecte les capacités de chaque moyen de locomotion, si agents et clients respectent strictement les mesures de sécurité et de sureté, si enfin les gouvernants veillent régulièrement sur les conditions de circulation, de transport et de voyage des biens et personnes. Les catastrophes, il y en a partout. Certes.

Mais il y a encore et souvent en Afrique le type d’accidents qui n’arrivent plus que très rarement dans les pays/continents où les vies humaines comptent absolument. Car, ce qui explique aussi la récurrence de ces drames, c’est cette facilité de mettre le profit au-dessus de l’humain, et l’impunité par corruption qui suit chacun de ces drames.

 Parce qu’on veut engranger plus d’argent, on transporte plus, au point où l’humain devient une marchandise. Et derrière, aucune mesure n’est respectée pour condamner ces actes afin de changer les mentalités. Il serait temps que chacun prenne ses responsabilités, parce que pour protéger sa vie, nous devons respecter celle des autres.


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