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Retour sur le mondial minimes de Montaigu : un tournoi prisé des jeunes footballeurs africains


France – Cameroun lors du tournoi Montaigu 2017 © Nicolas Louerat/FCnantes.com

Sport Afrique – Le mois d’avril dernier se déroulait le tournoi de Montaigu. Un tournoi de football auquel participaient plusieurs jeunes Africains. L’occasion pour eux d’affronter d’autres jeunes venus d’un peu partout, et peut-être être repéré par les recruteurs.

Cette année encore la ville de Montaigu, en France, abritait son tournoi annuel. Aussi appelé mondial des minimes, les organisateurs célébraient cette année le 45e anniversaire du tournoi. Le challenge nations, et le challenge club se sont déroulé du 11 au 17 avril 2017. Si le tournoi est très prisé des Européens, certains pays africains y participent aussi avec joie. Cette année, le challenge nations a notamment accueilli deux pays africains, à savoir le Cameroun et le Maroc.

Réservé aux jeunes âgés entre 14 et 16 ans (U16), ce tournoi est considéré comme une véritable opportunité. De nombreux recruteurs s’y rendent chaque année à la recherche de nouveaux talents. En effet, ce sont en moyenne entre 16 et 31 équipes qui s’affrontent durant le weekend pascal. Donc pas moins de 176 joueurs, parmi lesquels les potentielles stars du foot de demain.

Prestige et opportunité de carrière

De nombreux jeunes voient dans ce tournoi l’opportunité de propulser leur carrière. En effet, les dénicheurs de talents arpentent les stades à la recherche des nouveaux prodiges du football. Durant le temps du mondial, les participants jouent soit sous leurs couleurs nationales, soit pour leurs clubs. Les plus talentueux peuvent donc se voir proposer de juteux contrat avec des grands clubs. L’actuel ballon d’or Cristiano Ronaldo avait tapé dans l’œil du club anglais Liverpool lors de son passage à Montaigu en 2001. Des exemples qui laissent rêveurs nos petits frères africains.

Le Mondial des minimes est donc une compétition prestigieuse. Elle a notamment vu passer plusieurs grandes stars du ballon rond. Des personnalités aujourd’hui mondialement connues. À titre d’exemple l’on peut citer, le tchèque Pavel Nedved (1988), le milieu de terrain italien Andrea Pirlo (1994), l’Argentin Carlos Tevez (2000), ou encore les Français Paul Pogba (2009) et Kingsley Coman (2012). Du côté des Africains, l’ancien lion indomptable Rigobert Song foulait en 1992 la pelouse de la ville vendéenne. L’épervier togolais Emmanuel Adebayor a lui participé à l’édition de 2000. Plus récemment, les frères Ayew (2005 et 2007) ont eux aussi chaussé leurs crampons pour participer à cet important challenge. Pour ce 45e anniversaire, les organisateurs se sont émus de recevoir la pointure camerounaise Roger Milla, venue soutenir la délégation de son pays.

Des nations africaines pas en reste

Si cette année le trophée de vainqueur a été remporté par le Portugal, les nations africaines ne cessent de mouiller le maillot afin de se démarquer. Ainsi, seuls le Cameroun et la Côte d’Ivoire ont été sacrés vainqueurs. Les lionceaux ont par quatre fois remporté le championnat, tandis que les éléphants comptabilisent une seule et unique victoire. D’autres pays, à l’instar du Gabon, du Maroc ou encore de la Tunisie, ont réussi par le passé à se hisser dans le trio de tête.

Pour l’édition 2017, 12 sélections nationales participaient au challenge nations. Ainsi, le Cameroun et le Maroc faisaient office de représentants africains. Les petits frères des Lions peuvent se féliciter d’occuper la 2e place de leur groupe, derrière la France. L’équipe minime du Royaume chérifien se place quant à elle au pied du classement, en occupant la 3e et dernière place de son groupe. Au classement final, le Cameroun terminera à la 8e place, et le Maroc avant-dernier (11e).

En définitive, ce mondial des minimes est également une véritable expérience humaine. L’opportunité pour les uns de voyager, découvrir de nouveaux paysages. Certains effectuaient par exemple leur premier voyage en France. Mais au-delà du côté touristique, c’est aussi l’occasion d’offrir des affiches de match inédites. « On n’a jamais joué contre le Brésil, c’est quand même une grande nation. On va mettre en pratique ce que le coach nous a demandé de faire », déclarait un joueur camerounais au micro de BeIn Sport.


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