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Blanchiment d’argent : près de 300 millions FCFA saisis chez un proche de la famille Bongo aux USA


La famille du président gabonais Ali Bongo Ondimba
La famille du président gabonais Ali Bongo Ondimba

News Gabon (APN) – Une nouvelle affaire de blanchiment d’argent éclabousse la famille Bongo à Washington (USA). Le FBI a procédé à la saisie de près de 500 000 USD soit environ 300 millions FCFA censés appartenir au lobbyiste Joseph Szlavik. L’homme d’influence, présenté comme un ancien conseiller du président gabonais Ali Bongo, est soupçonné d’avoir facilité des transactions financières illicites sur le territoire des États-Unis.

Après le rapport du Senat américain du 4 février 2010(1) qui révélait l’existence de plusieurs comptes particulièrement garnis appartenant aux membres de la famille Bongo aux États-Unis, en Europe et dans des paradis fiscaux ainsi que l’existence d’opérations financières atypiques, la famille Bongo est de nouveau citée dans une affaire de blanchiment.

Violation des lois fédérales et soupçons de blanchiment d’argent

Après une enquête menée par les services fédéraux américains et révélée par le Wall Street Journal du 11 mai, la police fédérale américaine a procédé à la saisie d’environ 300 millions FCFA dans une affaire de blanchiment en lien avec la famille Bongo. Selon le Wall Street Journal, le lobbyiste Joseph Szlavik aurait reçu des millions de dollars (des centaines de millions de FCFA) du Gabon, des Émirats et de Suisse qu’il aurait illégalement stockés sur des comptes domiciliés à la Citizens Bank aux États-Unis.

Il aurait ensuite réalisé des transactions au bénéfice de ses clients étrangers. La justice américaine soupçonne un système de blanchiment d’argent ayant pu bénéficier à des membres de la famille Bongo et aux autres clients Joseph Szlavik.

Déjà en 2014, le Wall Street Journal rapportait que les autorités américaines avaient perquisitionné  la maison de Joseph Szlavik  en Pennsylvanie dans le cadre d’une enquête menée par les agents du ministère de la Sécurité intérieure sur des flux financiers avec le Gabon.

Le gouvernement gabonais dit ne pas reconnaitre Joseph Szlavik comme Conseiller d’Ali Bongo

Toujours selon le journal financier américain s’appuyant sur la demande de saisie des fonds déposée ce 9 mai au tribunal du district fédéral à Washington DC, de 2010 à 2013,  l’un des comptes bancaires ouverts à la Citizens Bank par Joseph Szlavik a reçu des dépôts de plus de 7,5 millions de dollars (4,5 milliards FCFA) provenant de sources étrangères, et principalement du Gabon. Joseph Szlavik a d’importants liens avec le Gabon. En effet, il aurait occupé les fonctions de Conseiller spécial du président gabonais Ali Bongo, selon la plainte de confiscation du 9 mai déposée dans un tribunal du district fédéral à Washington, DC.

L’argent reçu par Joseph Szlavik aurait ensuite été réparti entre une femme présentée comme l’épouse d’Ali Bongo à Los Angeles, une société de production, une société d’aviation en Floride, une parodontiste à Alexandrie (État de Virginie) et un bijoutier de New York, entre autres.

Interrogé par le Wall Street Journal, un membre du gouvernement gabonais a dit n’avoir pas connaissance de Joseph Szlavik comme conseiller spécial d’Ali Bongo. Concernant le fond de l’affaire, il s’est refusé à faire tout autre commentaire.

Pour rappel depuis les attentats de 2001, le système de contrôle bancaire en Europe et aux États-Unis intègre une surveillance particulière des transactions pouvant concerner des personnes occupant ou ayant occupé de hautes responsabilités étatiques et gouvernementales à travers le monde. Ces personnes, aussi appelées Personnes Politiquement Exposées (PPE), font l’objet d’une surveillance particulière en raison des actes de corruption ou de détournement de fonds qu’ils pourraient opérer du fait de leurs fonctions.

(1) keeping foreign corruption out of the United States – Senate Homeland, 4 février 2010


2 Comments on this Post

  1. La vérité na pas de tombe

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  2. La honte

    Sa ne peux pas nous étonnons se leurs syndromes les voles, crimes tout rime avec eux le mal du Gabon est causé par cette famille.

    Répondre

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