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[Dossier esclavage] Comment les Africains ont résisté aux esclavagistes à bord des navires négriers


© lesabolitions.culture.fr

Esclavage – Volet 4/8 (APN) Pour honorer les commémorations liées à l’esclavage en général et à la traite négrière en particulier, africapostnews.com vous propose une série d’articles historiques sur l’un des plus grands crimes commis par des hommes envers d’autres hommes. Dans ce 4e volet, nous faisons un éclairage sur la résistance et les mutineries des Africains pendant la traversée.

Malgré les persécutions de toutes sortes dont le maintien des entraves pour les hommes, durant la traversée, il arrive souvent que, dégoutés par les mauvaises conditions à bord, écœurés par les brimades et les traitements inhumains, les esclaves se révoltent.

La mutinerie ou le suicide pour s’extraire de l’esclavage

Les moments les plus propices à la mutinerie sont ceux de la détente sur le pont du navire. La mutinerie, toujours réprimée dans le sang, cause de nombreuses pertes de vies humaines.

En 1775, les esclaves mutinés à bord du négrier londonien Industry n’épargneront que deux membres d’équipage.

En 1839, des esclaves se mutinent à bord du négrier espagnol la Amistad. Sous la conduite de Sengbe Pieh, aussi connu sous le nom de Joseph Cinqué, ils se révoltent, prennent le contrôle du navire et réclament d’être ramenés chez eux. La capitaine du navire, qu’ils avaient épargné pour permettre au navire de rester à flots, les a trompés. En effet, il mit le cap sur les côtes des États-Unis où les esclaves furent arrêtés et jugés.

Privés de liberté, plusieurs Africains préfèrent le suicide à l’esclavage. Durant la traversée de l’atlantique, plusieurs esclaves se mutilent ou se jettent à la mer en dépit des précautions prises par les négriers pour éviter qu’ils le fassent.

Source principale : Archives historiques de la maison des esclaves de Gorée (Sénégal). La traversée – Résistance des Africains et mutineries à bord


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