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Afrique du Sud : l’état de sécheresse est déclarée dans la province du Cap occidental


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L’état de sécheresse est déclaré dans le Cap occidental | © AFP

Environnement Afrique du Sud – La province du Cap occidental vient d’être déclarée en état de sécheresse. La région subit une pénurie d’eau depuis bientôt deux ans. Le gouvernement appelle les populations à limiter le gaspillage de cette ressource. On parle déjà de la pire sécheresse dans la région depuis plus d’une décennie.

La Première Ministre du Cap occidental, Helen Zille, a déclaré ce lundi 22 mai que la région était placée en état de sécheresse. En effet, le Cap occidental souffre d’une pénurie d’eau depuis deux ans déjà dans les régions du Karoo et de la Côte Occidentale. Cette nouvelle déclaration oblige ainsi la Première Ministre à étendre l’alerte de pénurie d’eau à l’ensemble de la province. L’alerte est effective pour une période de 3 mois, renouvelable à terme si la crise persiste. De plus, les autorités envisageraient aussi de forer les sources souterraines de Table Mountain pour fournir en eau les services publics comme les hopitaux et écoles.

La sécheresse, une « catastrophe » environnementale

Dans son communiqué officiel, Helen Zille décrit cette crise comme « la pire sécheresse du pays depuis 1904 ». Les statistiques officielles font déjà état de deux réservoirs asséchés dans la province du Cap occidental. Le Gouvernement appelle au calme en cette période particulière. Il demande aux populations de poursuivre les politiques anti-gaspillage, en limitant leur consommation d’eau. Les quotas sont fixés à moins de 100L par jour. En outre, si la situation persiste, les autorités pourraient avoir recours aux fonds publics pour mettre en place des opérations anti-sécheresse.

Cette situation remet en avant le débat quant à la gestion de cette ressources vitale. En effet, d’après les experts environnementaux, la raréfaction de l’eau est un phénomène qui va chambouler la dynamique mondiale. Ce devrait être ainsi un objectif social, mais surtout politique et économique. D’ici 2080, Greenpeace estime jusqu’à 3,2 milliards de personnes qui pourraient en pâtir. Ainsi, cette éventualité conduirait inévitablement aux déplacement des populations; ceux-ci ne feraient qu’exacerber les conflits entre nations, si aucune solution pérenne n’est mise en place à l’échelle mondiale.

 

 


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