Share

Sénégal : un concours de robotique pour promouvoir la science et l’ingénierie auprès des jeunes africains


Une vue des participants à la 2e édition de la pan-african robotic competition
Une vue des participants à la 2e édition de la pan-african robotic competition © afp.com – SEYLLOU

Technologie Sénégal – La Pan-African Robotic Competition (PARC) s’est déroulée du 18 au 20 mai à Dakar, la capitale sénégalaise. Elle a rassemblé plus de 250 étudiants venant de plusieurs pays de la région tels que le Mali et la Gambie autour d’une passion commune : la robotique.

La PARC a été créée par Sidy Ndao, professeur sénégalais à l’université de Nebraska-Lincoln. Cette année marque le deuxième anniversaire de son initiative, désormais financée par la Banque Mondiale.

Les principaux objectifs de cette compétition sont de faire connaître le domaine de la robotique aux jeunes africains afin de susciter leur intérêt et éventuellement créer des vocations chez ces derniers.

En effet, l’Afrique se développe et a besoin d’ingénieurs et de scientifiques aptes à exploiter et gérer les ressources du continent. La ministre sénégalaise de l’Education supérieure et de la Recherche, Mary Teuw Niane a d’ailleurs affirmé :

«Comme le Sénégal entend devenir une nation émergente, nous devons maîtriser toutes les sciences techniques et les mathématiques, afin d’acquérir l’expertise nécessaire à l’exploitation de nos propres ressources naturelles.»

Un avis que semble partager Sidy Ndao, initiateur du projet :

«Pour qu’un pays prenne la voie du développement, il a vraiment besoin de scientifiques et d’ingénieurs.»

Les jeunes africaines à l’honneur

Cette deuxième édition de la PARC a été marquée par les compétences technologiques des jeunes filles.

En effet, l’école de filles Mariama-Ba du Sénégal a décroché un prix grâce à un projet de création de pompes «Made in Africa» spécialement conçues pour lutter contre les inondations.

Pour sa part, Umu Tarawally, jeune gambienne de 14 ans, a démontré à un groupe d’adultes comment l’arachide pouvait être transformée en carburant.

«Les filles ne sont peut-être pas très nombreuses à étudier la technologie et les mathématiques, mais quand elles s’y mettent, elles sont souvent dans les meilleures de leurs classes.», explique Sidy Ndao.

Une solution au développement du continent

Développer le domaine des sciences en Afrique apparaît comme une solution car aujourd’hui, une partie importante des ressources naturelles du continent est contrôlée par les capitaux étrangers ou transformées ailleurs avant d’être réimportées.

Posséder des ingénieurs et scientifiques qualifiés permettrait à l’Afrique, premièrement de créer de la valeur ajoutée grâce au développement d’une industrie de transformation des matières premières directement sur le continent ;  deuxièmement d’économiser sur les coûts d’importation des produits actuellement transformés à l’étranger.


Leave a Comment