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Le Bénin : 15 milliards de FCFA pour réhabiliter le parc de la Pendjari


Parc de la Pendjari
Le Bénin aura recours à des financements extérieurs pour la réhabilitation du parc de la Pendjari.

Le Bénin a annoncé le mercredi 31 mai 2017 un plan décennal visant à réhabiliter le parc national Pendjari, l’une des dernières réserves fauniques viables en Afrique de l’Ouest.

Le parc de la Pendjari situé dans le nord-ouest du Bénin, à la frontière avec le Burkina Faso est l’un des parcs les plus importants de la région qui possède encore des éléphants, des lions, des buffles, des guépards et des antilopes.

Le Bénin dans son projet de lutte pour préserver ses écosystèmes naturels face à la croissance rapide de la population, au braconnage et à l’extraction des ressources, y compris l’exploitation minière et l’exploitation forestière investira 5,2 millions d’euros (3,4 milliards de FCFA) sur 10 ans, sur un projet global de 23 millions d’euros (15 milliards de FCFA). Les fonds restants du projet seront pris en charge en partie par des fondations pour la protection de l’environnement.

L’accord entre les autorités du pays a été signé avec l’ONG African Park, une organisation reconnue pour son expertise dans la gestion des parcs nationaux. En effet, African Parks gère 11 parcs nationaux et territoires protégés en Afrique.

Selon le gouvernement béninois :

« La présidence du Bénin et AfricanParks se fixent comme objectif de doubler les populations d’animaux sauvages dans le parc en 10 ans ». Par ailleurs, les autorités béninoises estiment que : « Le plan d’action pour le parc vise à développer un tourisme responsable et à assurer le développement économique et social de la région ». Ainsi, l’une des priorités du plan, est de sécuriser les frontières de Pendjari et de protéger la faune des braconniers.

« Notre objectif d’ici la fin du quinquennat est d’atteindre 700.000 touristes contre 200.000 actuellement »

 

En outre, une brigade spéciale comprenant 10 officiers et 90 gardes sera mise en place, chargée de patrouiller une clôture périphérique de 190 km et 150 kilomètres de routes. Le plan verra également le suivi scientifique des espèces clés et le développement de l’industrie touristique de la région.

Aussi, après les rénovations il est espéré que le parc puisse attirer 9.000 visiteurs chaque année contre 6.000 actuellement, et encourager le développement économique des 50.000 habitants de la région.

À cet effet, José Pliya, directeur de l’Agence nationale pour le tourisme a déclaré que : « Notre objectif d’ici la fin du quinquennat est d’atteindre 700.000 touristes contre 200.000 actuellement ». Ledit projet qui semble pour le moins très ambitieux reste toutefois faisable.


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