Share

Le Kenya s’offre une nouvelle ligne de chemin de fer, mais à quel prix ?


La ligne ferroviaire reliant Mombasa à Nairobi, le Madaraka Express
Le coût de construction de la nouvelle ligne de chemin de fer fait polémique au Kenya.

News Kenya – Le 31 mai 2017, le gouvernement kényan a inauguré la ligne ferroviaire reliant Mombasa à Nairobi. Le Madaraka Express, est le plus grand projet d’infrastructure depuis l’indépendance du pays en 1963.

Cette ligne prévue tant pour le transport des passagers que pour celui des marchandises vise à faciliter l’accès au plus grand port d’Afrique de l’Est (Mombasa) depuis la capitale Nairobi et à réduire la durée de trajet ainsi que les coûts de production.

Le coût de la construction des 472 km de voies est estimé à 2,8 milliards d’euros financés majoritairement (90%) par China Exim Bank et les 10% restants ont été pris en charge par le gouvernement kenyan. La construction de la ligne ferroviaire a été octroyée à la société China Road and Bridge Corporation. Cette dernière est une filiale de China Communications Construction Co. Toutefois, le coût du projet est contesté et estimé beaucoup trop élevé.

Il aurait coûté deux fois plus cher que la ligne ferroviaire entre Djibouti et l’Éthiopie, qui a également été construite par les Chinois. Malgré les retours sur investissement escomptés par le projet, il s’agit tout de même d’un prêt concessionnaire de 20 ans à un taux d’intérêt de 2% à rembourser par les générations futures.

De la pression sur les finances publiques à la menace sur la gestion durable des réserves naturelles

Outre les accusations de corruption qui ont été soulevées dans la réalisation du projet, l’impact environnemental du projet est non négligeable. Le Madaraka Express traverse deux parcs nationaux qui ambitionnent de devenir des sites d’attraction importants. Cependant, le passage du train perturbe la circulation des animaux.

Malgré les mesures prises dans la conception du train afin de tracer des corridors pour les animaux, des dégâts ont été constatés déjà lors de la construction de l’infrastructure.

 


Leave a Comment