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Égypte : la première Pharaonne féministe de l’histoire illustrée en manga


Hatchepsout Manga
Hatchepsout, une pharaonne insoumise et féministe. Crédits photo : © 2015 Chie Inudoh / KADOKAWA CORPORATION

Actualité Culture – Un nouveau manga qui relate l’histoire d’une femme d’exception égyptienne du 15e siècle avant notre ère a été écrit par le jeune Mangaka de 31 ans Chie Inudoh. C’est pour raconter l’histoire de la femme pharaonne Hatchepsout que l’auteur a choisi le dessin. Il voulait montrer au travers de plusieurs tomes, la première figure du féminisme méconnu du grand public.

Il présente l’héroïne comme une femme déterminée depuis son enfance, qui combat les injustices et la soumission qu’elles vivent à cette époque. Trop libre, elle montre avec le temps que la femme peut gouverner avec la même ardeur et rigueur qu’un homme voire davantage.

Manga historique d’une héroïne égyptienne

Ce manga permet de découvrir le destin incroyable de la première femme pharaon d’Égypte appelée d’Hatchepsout qui sera éditée par Ki-oon. Écrit par Chie Inudoh a vu le tome 1 paraître le 9 mars 2017 dernier. Très peu connu du public, l’auteur souhaite faire connaitre des femmes de caractère dans ses œuvres. Il a donc choisi de faire découvrir à son public une héroïne très peu connue.

 C’est une nouvelle série qui reprend la vie de l’héroïne, femme égyptienne historique de la XVIIIe dynastie, 15e siècle avant notre ère. Ce manga a une vocation historique, car il se base sur une histoire vraie.

Les premières œuvres de l’auteur tournent également autour des faits similaires, il met en évidence deux femmes fortes, une mère de famille remariée et une experte en démolition. L’auteur s’exprime sur la Reine Hatchepsout en disant que : « ce qui m’a vraiment frappé, c’est qu’elle fut la première reine de l’histoire de l’humanité, plus j’en apprenais sur elle, plus elle me fascinait ».

Sur le plan graphique, il a tenu à marquer la fougue de l’héroïne dès la couverture avec de grands yeux bleus, des détails ethniques et symboles culturels d’Égypte

Premier visage historique du féminisme

Hatchepsout est une jeune femme de caractère née en Égypte de la Reine Ahmès et du dieu Amon. Destinée à diriger, elle est contrainte de s’unir à son demi-frère le Roi Thoutmosis II. L’histoire raconte que derrière son air d’épouse idéale, elle était en rivalité constante avec son époux qu’elle rêvait de voir renverser du pouvoir.  Après sa mort, elle devient la seule reine du pouvoir pendant 22 années, c’est dans cette période qu’elle fait ses preuves.

Hatchepsout veut depuis son plus jeune âge devenir une guerrière et représenter les dieux sur la terre. Son but est de devenir Pharaon, dans la continuité de sa descendance. Malheureusement pour elle, en ces temps, une femme est interdite de succession.

Trop libre pour son époque, elle se bat pour améliorer les conditions de vie de la femme « soumise » que la société impose. Elle combat cette vision de rétrograder la femme en arrière-plan juste parce qu’elle a eu le malheur de naitre femme. Selon les quelques lignes du Manga, Hatchepsout est un personnage plein de vie, déterminé dès son plus jeune âge, rebelle dans l’âme qui refuse de se soumettre à des lois établies selon lesquelles les femmes devraient occuper une place décorative derrière leur époux.

Du vrai féminisme antique. C’est cette histoire que l’auteur de 31 ans veut faire découvrir après un gros travail de documentation au public. Fasciné par l’histoire d’une femme d’exception capable de se faire couper les cheveux lors de sa nuit de noces pour marquer son désaccord et son insoumission, il s’est pris d’admiration.


2 Comments on this Post

  1. Encore une escroquerie!
    Hachepsout est typiquement africaine, mais voilà qu’on nous la présente en blanche et un site africain présente la chose de manière naturelle. J’en appelle
    aux fondateurs de ce site et aux autres intervenant de cesser de cautionner ce vol de notre histoire et de telle manipulation de la vérité historique. Çà suffit!!!

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  2. Bonjour,
    L’Égypte fut longtemps gouvernée par des prêtresses qu’on appelle des pharaons. Celui que l’on appelle le « premier Roi » est « Mena » (devenu « Ménès »), mot qui veut dire Mère, comme Manou. On appelle les féministes Philo-Ména. On le fait suivre d’une longue série de princes, dit-on, qu’on croyait d’abord fabuleux, mais qui ont réellement existé. Ces ont les Déesses-Mères. on cite parmi elles la Reine Nitocris à laquelle on doit de beaux travaux ; Moeris, qui semble être la Déesse Hemoera à qui Hérodote attribue la construction d’un lac immense créé de mains d’hommes et qui servit de réservoir aux eaux du Nil.
    https://livresdefemmeslivresdeverites.blogspot.com/2017/07/revolution-religieuse-en-egypte.html

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