Share

Ethiopie : Dangote Cement songe à quitter le pays


ciment
© Pulse ghana

News Ethiopie – La compagnie Dangote Cement, contrôlée par l’homme le plus riche d’Afrique, Aliko Dangote, a déclaré qu’elle pourrait fermer ses opérations en Éthiopie si les autorités de l’état central d’Oromia n’annulent pas l’ordre selon lequel les fabricants de ciment doivent confier le contrôle d’une partie de leurs entreprises a des jeunes locaux.

L’administration de la région de l’Est de Shewa de l’Etat d’Oromia veut que la société nigériane externalise ses mines de ponce, de sable et d’argile à des groupes de jeunes ou soit responsable de «tout problème» qui pourrait survenir, selon une lettre des autorités addressée à Dangote. Le gouvernement régional voit le transfert d’emplois dans la production de ponceaux comme un moyen d’atténuer le chômage des jeunes et d’apaiser les troubles, selon le document.

Toute mauvaise gestion de l’infrastructure minière, pourrait «conduire à une panne totale de nos activités», a déclaré Edwin Devakumar, directeur exécutif de Dangote, lors d’une interview au siège social de Lagos, la semaine dernière. Le fabricant de ciment écrira au gouvernement fédéral cette semaine pour lui demander d’intervenir et envisagera de fermer l’usine à Mugher, à environ 90 kilomètres au nord d’Addis-Abeba, en tant que «dernière option» si cela échoue, a t-il dit.  L’Éthiopie représente un marché clé pour la compagnie nigériane.

Une tentative de réduction du chômage des jeunes par le gouvernement éthiopien

Il n’y a «aucune intention de déplacer un investissement», tant que Dangote travaille «en vertu des lois et règlements de notre région et de notre pays», a déclaré Tekele Uma, responsable de l’administration d’Oromia, par téléphone. «Si quelqu’un se plaint de l’état régional d’Oromia, nous sommes prêts à discuter avec eux. Tout investissement peut venir. Tout investissement peut s’en aller. »

Le gouvernement éthiopien cherche des moyens de réduire le chômage des jeunes après les violentes manifestations des communautés d’Oromo au sujet de la prétendue dépossession de terres, de la marginalisation politique et de la répression qui ont amené le gouvernement à déclarer l’état d’urgence l’année dernière. Dangote Cement faisait partie de plusieurs entreprises attaquées pendant les troubles. Les protestations ont déclenché une baisse de 20% de l’investissement étranger à 1,2 milliard de dollars au cours des six mois par rapport à la même période un an plus tôt, selon le gouvernement.

Source : Bloomberg 

 


Leave a Comment