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Sommet G5 Sahel : la France promet son soutien financier et militaire


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Crédit : Twitter – @presidencemali

Afrique de l’ouest News – Les présidents du G5 Sahel et leur homologue français se sont rencontrés à l’ouverture du sommet G5 Sahel dimanche 2 juillet à Bamako, capitale du Mali. Une occasion pour la France de réaffirmer son soutien aux pays de la région dans la lutte contre le terrorisme.

Au cours de ce sommet extraordinaire, les chefs d’Etat présents (Mali, Niger, Burkina Faso, Mauritanie, Tchad et France) ont abordé les questions sécuritaires de l’espace Sahélo-Saharien ainsi que le fonctionnement de la Force Conjointe du G5 Sahel (FC-G5S). Créée le 13 avril 2017 lors de la 679e réunion du Conseil de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine à Addis-Abeba, son but est d’unir les différentes ressources des pays membres du G5 Sahel dans la lutte contre les jihadistes.

À cet effet, Emmanuel Macron a tenu à réaffirmer son soutien aux pays du G5 Sahel via un apport «matériel, militaire et financier». La France fournira 70 véhicules tactiques et le soutien des 4.000 soldats français déjà présents dans la zone. «Sur le volet militaire, c’est un effort équivalent à plus de 8 millions d’euros que nous consacrons d’ici la fin de l’année» a-t-il ajouté.

Les pays du G5 Sahel apporteront chacun 10 millions d’euros et l’Union Européenne quant à elle, a promis une participation financière de 50 millions d’euros.

La FC-G5S, une alliance viable ?

Malheureusement, le total de ces sommes ne couvre que le quart des 423 millions d’euros nécessaires pour mener à bien les opérations de la FC-G5S.

De plus, bien que le Conseil de Sécurité de l’ONU ait approuvé à l’unanimité une résolution saluant le déploiement de cette force conjointe régionale, il ne lui apportera ni mandat, ni fonds.

La France encourage donc les autres pays européens à soutenir directement les pays du Sahel afin que l’alliance soit opérationnelle avant la fin de l’été.

Afin d’optimiser le fonctionnement de l’alliance, de rendre ses actions efficaces et ainsi attirer de nouveaux fonds, Emmanuel Macron a également demandé au gouvernement malien d’accélérer le processus d’accord politique entamé entre le gouvernement et les insurgés du Nord. Une demande à laquelle son homologue Ibrahim Boubacar Keïta a promis de répondre favorablement.

Aujourd’hui, l’aide de la France au Sahel représente 50% du budget de coopération sécurité et défense de la France dans le monde.

 


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