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CEMAC : La BADEA injecte 9 milliards de francs CFA dans le secteur privé


 

Actualité CEMAC – Par un accord en date du 27 juillet 2017, signé à Khartoum au siège de la Banque Arabe pour le développement économique en Afrique (BADEA), cette dernière a accordé une ligne de crédit s’élevant à 15 millions de dollars américains (environ 9 milliards de francs CFA) à la Banque de développement des États de l’Afrique centrale (BDEAC), dans le cadre de son programme de financement du secteur privé de la zone CEMAC.

Il ressort du site internet officiel de la BADEA que l’objectif visé par le biais de l’octroi de cette ligne de crédit est « de fournir un financement approprié pour les projets dans divers secteurs économiques, qui contribuerait au développement durable à la  création d’emplois, à l’amélioration des conditions de vie des citoyens et atténuation de la pauvreté » dans les pays constituant la CEMAC, à savoir, le Cameroun, la Centrafrique, le Congo, le Gabon, le Tchad et la Guinée équatoriale.

Une ligne de crédit s’inscrivant dans une aide plus large

Du 5 au 7 juillet 2017, se tenait, à Sharm El Sheikh, une réunion du Conseil d’Administration de la BADEA au cours de laquelle les états membres de la ligue arabe ont décidé d’accorder de nouvelles aides aux pays africains, tant par le biais de financement de projet que d’opération d’assistance technique.

L’ensemble de ces engagements a été chiffré à 88,860 millions de dollars américains détaillés comme suit :

Objet de l’aideMontant en USD
Prêts54,5 millions
Financement de projets du secteur privé15 millions
Financement des exportations arabes vers les pays africains15 millions
Assistance technique4,36 millions

Présentation de la BADEA

La BADEA est une institution financière créée suite à une résolution de la Conférence du Sommet Arabe en1973, active depuis le mois de mars 1975.

Elle est financée par les états membres de la Ligue des États Arabes (LEA) signataires de l’Accord portant création de la Banque le 18 février 1974[1], avec pour objectif de « contribuer au développement de la coopération économique, financière et technique arabo-africaine, concrétisant ainsi la solidarité arabo-africaine basée sur l’égalité et l’amitié ».

Elle met en œuvre différents moyens à cet effet. Ainsi, elle apporte un secours en argent, par le biais de financements, tel que la ligne de crédit en cause ainsi qu’un

secours en nature par la fourniture d’assistance technique au pays africain lorsque cela apparait nécessaire.

La BADEA s’est engagée à financer des projets d’une « importance nationale pour les pays bénéficiaires qui s’inscrivent dans le cadre de leurs plans de développement économique ». Cet engagement soulève comme souvent, la difficulté de la définition de l’importance nationale d’un projet.

Il convient également de préciser que la participation de la BADEA au financement de projets est plafonnée :

  • Elle ne saurait dépasser 60% du coût total du projet, avec un plafond fixé à 18 millions de dollars ;
  • La participation peut atteindre 90% du coût total des projets dont le coût ne dépasse pas 15 millions de dollars.

Consécutivement à la réunion du Conseil d’Administration de la BADEA susmentionnée, le total des montants engagés par cette dernière en vue d’assister le développement des pays d’Africaine subsaharienne depuis sa création s’élève à 5540,158 millions de dollars.

[1] Algérie, Bahreïn, Égypte, Jordanie, Iraq, Koweït, Liban, Libye, Mauritanie, Maroc, Oman, Palestine, Qatar, Arabie saoudite, Soudan, Syrie, Tunisie, Émirats arabes unis


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