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Niger : plus de 1000 migrants secourus dans le désert par l’OIM depuis le mois d’avril


© iom.int

L’Organisation Internationale des Migrants (OIM) annonce que depuis avril dernier, plus de 1000 migrants ont été secouru principalement aux abords de la frontière, entre la Lybie et le Niger. Un chiffre qui alerte le gouvernement qui depuis plusieurs années veut gérer le flux migratoires et les conséquences liées aux migrations. Aidé par des organisations onusiennes, il souhaite réduire davantage ce problème.

L’équipe de gestion de frontière de l’OIM lance régulièrement des projets de réintégration des migrants et sensibilise la population.

Le désert du Sahara voit passer une avalanche de migrants depuis plusieurs années. Depuis le mois d’Avril dernier, plus de 1000 migrants ont été secouru dans cette zone. Les équipes de l’Organisation Internationale des Migrations (OIM) située au Nord du Niger interviennent très régulièrement dans cette zone désertique. Une évaluation des mouvements migratoires a été effectuée par l’OIM entre le 19 et le 25 juillet dernier dans la région de Ténéré et la frontière entre la  Libye et le Niger. Le constat est plutôt alarmant.

Le principal objectif de l’OIM était de comprendre comment arriver à aider les migrants et ainsi instaurer une nouvelle politique de gestion des flux par le gouvernement. En collaboration avec le Département de la protection civile du Niger (DCP), elle a investit la zone sur plus de 1.400 kilomètres du désert. Cette investigation a également permis de sauver les quelques 150 migrants en détresse à cette période. Chaque année des familles se retrouvent en difficulté.

Le Niger veut en finir avec le trafic lié à la migration

Le projet « Migrant Rescue and Assistance in Agadez Region » (MIRAA) financé par le Pays-Bas, effectue régulièrement des opérations de secours. Ce projet est complémentaire au Mécanisme des ressources et d’intervention pour les migrants (MRRM) soutenu par l’Union Européenne. Le flux migratoire comptabilisé depuis le mois de janvier avoisinerait le chiffre de 60.000 dont la moitié qui sort du Niger entre Seguedine et Arlit. Il y a néanmoins beaucoup moins de migrants que les années précédentes selon les organisations onusiennes.

Monsieur Alberto Preato responsable du programme de la MRRM de l’OIM Niger a déclaré que:  » j’ai été choqué quand pas loin de la frontière entre la Libye et le Niger, nous avons rencontré un groupe de femmes du Niger et du Ghana dans un hangar assez sombre proche du poste frontalier, qui attendaient leur prochain passage vers le Nord ». « Nous devons mieux comprendre comment les réseaux de trafic et de contrebande sont connectés, et accroître notre présence dans ces zones éloignées afin d’apporter de l’information et l’assistance aux migrants qui en ont besoin.


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