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Ghana: le premier bébé africain conçu via une fécondation in vitro (fiv) “ low cost ” voit le jour


La première FIV low cost au Ghana
La FIV low cost tient son premier succès au Ghana. © via futura-sciences.com

Ghana (Africapostnews) — Mise en place par le docteur belge Willem Ombelet, la fécondation in vitro (FIV) “low cost” tient son premier succès africain au Ghana. De cette méthode vient de naître un garçon.

Ce lundi dans un hôpital ghanéen est né le premier bébé conçu avec la méthode de FIV à bas coût ou encore tWE. Le garçon en bonne santé et pesait 3,3 kg à la naissance.

C’est le premier succès africain de FIV low cost, projet lancé en 2014. Selon le professeur Ombelet, cet aboutissement est de bonne augure pour la suite. Il y aurait d’ores et déjà une deuxième naissance prévue au Ghana.

La procédure de tWE a été mise au point par le médecin Ombelet et une équipe d’experts. Pour palier aux problèmes d’infertilité dans de nombreux pays pauvres, la FIV low cost se pose comme une solution accessible. Son coût est de moins de 200€ soit plus de quinze fois inférieur au coût d’une FIV normale (3100€ à 4100€).

La FIV « low cost » ou tWE

Pour réaliser cette prouesse, les chercheurs ont simplifié le contrôle du pH et diminué le coût du contrôle et la stérilisation du laboratoire. Contrairement à une FIV normale où plusieurs éléments onéreux sont nécessaires, une FIV à bas coût n’utilise que deux éprouvettes.

Dans l’une des éprouvettes, du dioxyde de carbone est produit à l’aide d’acide citrique et de bicarbonate de soude. Pour contrôler le pH, il est ensuite injecté dans une deuxième éprouvette totalement hermétique qui a une acidité similaire à celle de l’utérus. Ces conditions créent un milieu de culture favorable. Pour finir, les ovocytes et les spermatozoïdes y sont introduits à l’aide d’une seringue.

Cette fécondation en milieu artificiel pourrait répondre au problème d’infertilité que rencontrent de nombreuses personnes dans les pays en voie de développement. Selon l’Organisation mondiale de la santé, plus de deux millions de couples seraient concernés.


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