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Fabrice Mahabo : le créateur ivoirien de la marque Black-Up qui s’est fait escroquer puis évincer de son entreprise


Le créateur ivoirien Fabrice Mahabo Crédits : Blacktobusiness.com

Leader français de cosmétique dans son domaine, Black-up est une marque appréciée. Crée par Fabrice Mahabo, elle appartient aujourd’hui à son ancien investisseur qui selon lui l’aurait arnaqué. Dans son ancien blog supprimé aujourd’hui, le créateur raconte comment sa marque lui a été dérobée, comment il a été injustement traité et licencié de sa société. Son histoire a provoqué une vive émotion il y’a quelques années.

Plusieurs jeunes en parlent encore aujourd’hui sur les réseaux sociaux, ils dénoncent les pratiques et appellent à la redistribution de la marque à son propriétaire légitime. Le procès est encore en cours, aucune décision n’a été définitive jusque là.

Histoire d’un jeune entrepreneur qui voulait sublimer les peaux ethniques

Black up est une marque de cosmétique pour la beauté des peaux noires et métisses. Présent sur le marché depuis plus de 15 ans, elle est une des marques qui innove régulièrement ce qui la classe au rang des meilleurs. Leader français dans son domaine, la marque est présente dans plus de 160 points de vente en France. Présent mondialement avec 6 points de vente en Afrique, au Moyen-Orient, aux Antilles et aux États-Unis, Black-up réalise un chiffre d’affaires de plus de 60% dans chacun de ses points de vente. En Amérique, la marque réalise plus de vente, car la femme dite « ethnique » consomme deux fois plus de cosmétique.

Créée par Fabrice Mahabo, un jeune make-up autiste passionné fraichement diplômé d’une école parisienne de Make-Up « Christian Chaveau » dans les années 90 à Paris. Il réalise que dans le milieu cosmétique, la diversité des couleurs de peaux des Françaises n’est pas assez mise en valeur. En 1999, il décide de créer cette nouvelle marque de cosmétique « GODO Black-up » à la mémoire de son père. Malheureusement, il semblerait que les finances du jeune homme à cette époque ne lui permettaient pas de se lancer plus rapidement, il fait donc appel à un investisseur privé qui s’occupe essentiellement de la paperasse administrative et juridique entre autres.

Histoire d’un entrepreneur qui se fait voler son projet par manque de vigilance

Séduit par plusieurs autres marques telles que Séphora ou encore l’enceinte Printemps, la marque se voit très vite propulsée en haut de l’échelle, n’ayant pas de concurrence solide. Cette décision de faire appel à un investisseur privé a semble-t-il été le début de sa fin. Pendant qu’il s’occupe lui-même du côté artistique de son entreprise, son investisseur injecte des fonds et s’inscrit comme associé de Fabrice qui n’est pas au courant de la magouille.

Son investisseur réduit ses parts de l’entreprise et le rend totalement impuissant dans les prises de décisions de sa marque. Au fil du temps, le nouvel associé de Fabrice Mahabo qui ne serait autre que Monsieur Lionel Durand ancien de chez Estée Lauder prend possession de l’entreprise, le réduisant à un simple statut de salarié. En 2007, Fabrice Mahabo, créateur de la marque Black-Up est licencié de son entreprise avec interdiction d’accéder aux bureaux et les différents points de vente de la marque. Puis arrêté et détenu  par la police pendant 24 heures sans motif clair. On lui offre un règlement final de 620 euros qu’il refuse, car il n’a jamais signé de propriété.

En attente, le créateur continue d’espérer que la justice fera son travail

Fabrice Mahabo a entamé une procédure de judiciaire juste après cet évènement, une pour licenciement abusif, une autre pour contester les conditions dans lesquelles son « associé » a réussi à être actionnaire majoritaire. Malgré cela, la marque ne lui appartient plus aujourd’hui. En racontant son histoire sur les réseaux sociaux, il espérait encourager ces jeunes entrepreneurs Africains à doubler de vigilance quand ils se lancent dans le marché.

Bien que cette histoire date de presque 10 ans, une vague de contestation appelle au boycotte de la marque. Certains qualifient les actes des nouveaux propriétaires comme étant une trahison et pensent que Fabrice Mahabo devrait récupérer sa marque, car elle lui revient de plein droit. Tandis que d’autres appellent à une résistance et un boycotte collectif de la marque en attendant sa récupération par l’ivoirien. Une histoire de plus d’une dizaine d’années qui crée toujours de la révolte auprès de la clientèle.


6 Comments on this Post

  1. Comment contacter ce jeune Monsieur Fabrice Mahabo ?! Il aurait pu créer une marque concurrente à Blackup

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  2. Ma seule participation sera de partager l’article et boycotter la marque !!

    Courage la justice divine existe

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  3. Je tiens à préciser que malgré sa désolante histoire, et en très bonne connaissance de cause, ce Mr, est très fortement malhonnête.

    On ne récolte que ce qu’on sème .

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  1. […] noire, (je ne retrouve pas le blog) – interview récemment parue de Fabrice Mahalo sur Africa Postsnews.com – agissements colonialistes de la marque Pour toutes ces raisons, j’appelle au boycott […]

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