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Zimbabwe : toujours en Afrique du Sud, Grâce Mugabe réclame l’immunité diplomatique


Le couple présidentiel Mugabe © Paris Match

Zimbabwe / Afrique du Sud (Justice) – Impliquée dans l’agression présumée d’une top-modèle, Grâce Mugabe, première dame du Zimbabwé, veut faire valoir son immunité diplomatique. Dans l’attente d’une réponse à sa requête, la police sud-africaine suspend toute action.

Si certains médias annonçaient déjà l’épouse de Robert Mugabe de retour à Harare, il n’en est rien selon certaines sources policières. Toujours en Afrique du Sud, la première dame du Zimbabwe pourrait se soustraire à la justice sud-africaine par le biais de l’immunité diplomatique. Protection offerte par tout État aux diplomates qui le représentent à l’étranger, ainsi qu’à leur famille, l’immunité diplomatique permettrait à Grâce Mugabe de ranger cette affaire d’agression au placard.

Immunité ou pas immunité ?

La première dame est en fait accusée d’avoir porté la main sur une jeune mannequin d’une vingtaine d’années. Une agression qui aurait causé 14 points de suture sur la tête de la présumée victime, Gabriella Engels. La famille de la victime réclame justice, et entend porter l’affaire devant les tribunaux. « Ce n’est pas pour l’argent. Il s’agit de justice. Elle [Grace Mugabe] a attaqué ma fille sans raison », a déclaré Debbie Engels, mère de la victime, à l’agence Reuters. Pour le moment, aucune information n’a été divulgué sur le déroulé de ladite agression. Aucun mobile qui pourrait expliquer ce qui aurait pu conduire à une altercation entre les deux femmes n’est à ce jour connu non plus.

De son côté, Mugabe a manqué l’audience prévue mardi dernier. Si l’on ignore l’identité de son avocat, l’on sait qu’une demande d’immunité est en attente. Selon certains experts légal, il y aurait d’ailleurs peu de chance que l’actuelle première dame voit sa requête aboutir. Surtout si elle se trouver en Afrique du Sud pour des raisons privées. La police quant à elle affirme avoir terminé son enquête. L’issue donnée à la requête de la première dame leur permettra ou non d’engager les actions nécessaires pour la suite de l’affaire.

Le dossier a déjà attiré l’oeil du célèbre avocat Gerrie Nel. C’est lui qui, en 2014, mène l’accusation contre le célèbre athlète paralympique Oscar Pistorius et obtient sa condamnation. L’ancien procureur se dit prêt à représenter la famille Engels, si l’affaire devait aller plus loin.

 


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