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Un scientifique nigérian crée des puces renifleuses, capables de détecter des explosifs


Un docteur crée des puces qui détectent des explosifs
Le scientifique Oshiorenoya Agabi durant la conférence TEDGlobal 2017. © via mediacongo.net

Arusha, Tanzanie (APN) — Ce dimanche 27 août lors de la Conférence TEDGlobal 2017 à Arusha, le scientifique Oshiorenoya Agabi a présenté des puces renifleuses, avancée majeure de l’intelligence artificielle.

Le neurologue nigérian de 38 ans, docteur Agabi a présenté ce dimanche en Tanzanie un appareil créé par sa start-up. Des puces renifleuses capables de déceler des explosifs sans déranger les passagers sur le départ dans un aéroport. Cependant, ce ne serait qu’une fonction parmi d’autres. Ces puces ont également été créées dans le but de détecter les produits chimiques et des maladies comme le cancer.

La start-up Koniku basée dans la Silicon Valley en Californie fait travailler des neurones de synthèse avec des circuits électriques. Avec cette innovation, Agabi a expliqué comment le cerveau humain lui a été utile. Selon lui, le cerveau de l’Homme est « le processeur le plus puissant de l’univers » a l’instar du silicium, utilisé dans les processeurs classiques.

« Plutôt que de copier un neurone, pourquoi ne pas juste prendre la cellule biologique elle-même et s’en servir telle quelle ? C’est une idée révolutionnaire dont les conséquences dépassent l’entendement » a expliqué Agabi.

Des puces qui respirent et reniflent l’air ambiant

Agabi est titulaire d’une licence en physique théorique obtenue à Lagos. Après avoir eu de l’intérêt pour les neurosciences et la bio-ingénierie, il décroche un doctorat à Londres. Pour réaliser cette invention, il s’est entouré de généticiens, physiciens, bio-ingénieurs, biologistes moléculaires… pour ne citer que ceux-ci.

Ces puces qui portent le nom de Koniku Kore, ont la capacité de respirer et de renifler l’air ambiant. Une première mondiale selon son concepteur. Ce dernier a indiqué que le principal obstacle a été la conservation des neurones vivants. Secret qu’il ne compte pas révéler. Cependant, il a ajouté que les neurones peuvent être maintenus vivants deux mois dans l’appareil détecteur.

De grandes marques, qui opèrent dans l’industrie du voyage, ont décidé d’après Agabi, d’investir dans ledit projet. Son entreprise passerait donc de 8 millions de dollars à 30 millions de dollars de revenus d’ici 2018. De plus, il croit fermement qu’il faut transmettre la vie aux machines. Agabi pense aussi que d’ici cinq à sept ans, on pourra créer un humanoïde à base de neurones créés en laboratoire.

« Ce n’est pas de la science fiction. Nous voulons construire un cerveau de neurones biologiques, un système autonome qui possède de l’intelligence. Nous ne voulons pas construire un cerveau humain » a-t-il expliqué.


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