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Éthiopie : le barrage Grand Renaissance inquiète l’Égypte


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Une carte du Nil et ses affluents entre l’Égypte et l’Ouganda.

Éthiopie – A l’approche de la fin des travaux du Grand Renaissance, le barrage hydraulique éthiopien, la tension entre l’Éthiopie et l’Égypte est de plus en plus forte. Cette dernière craint que cette installation n’épuise les ressources du Nil et la prive de sa première source d’énergie.

Les travaux de construction du barrage éthiopien Grand Renaissance arrivent prochainement à leur terme. Et cela amplifie les tensions entre l’Éthiopie et l’Égypte. En effet, il s’agit d’un projet d’envergure qui va nécessiter des quantités astronomiques d’eau. Et c’est ce sujet qui est le principal point de friction car l’Égypte craint un assèchement du Nil.

Grand Renaissance, un enjeu politique

Long de 1.800 mètres et d’une future capacité estimée à 6.000 mégawatts, cette installation devrait faciliter l’industrialisation de l’Éthiopie et palier aux pénuries d’électricité. Considéré comme le plus grand barrage d’Afrique, sa mise en eau devrait nécessiter 67 milliards de m3 d’eau. Une quantité pharaonique qui inquiète du côté du Caire, notamment quant à l’impact que cela pourrait avoir sur le débit en aval du Nil.

Pourtant, pour les deux nations, le barrage de Grand Renaissance est avant tout un enjeu majeur géo-politique et économique. En effet, le contrôle du Nil Bleu, soit 60% du fleuve, induit le contrôle des ressources hydraulique égyptiennes. Or, le barrage éthiopien se trouve dans cette zone stratégique du Nil Bleu. Une situation menaçante pour Le Caire; les secteurs agricole et énergétique particulièrement pourraient subir les effets de ce bras de fer géo-politique.

L’Égypte, dont la santé économique dépend du Nil, avaient déjà failli recourir aux armes pour cette question épineuse. L’heure est désormais à la négociation entre les deux pays pour une résolution pacifique et bénéfique à tous de ce conflit latent.


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