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Kenyatta menace Odinga de le destituer si ce dernier gagne la prochaine élection


Uhuru Kenyatta et Raila Odinga
Uhuru Kenyatta et Raila Odinga // DR theconversation.com

Kenya (APN) — Uhuru Kenyatta s’est exprimé devant ses sympathisants ce mardi. Il a affirmé qu’en cas de victoire de Raila Odinga à la prochaine élection présidentielle, son parti, majoritaire à l’Assemblée nationale lancera une motion pour le destituer.

Uhuru Kenyatta, président kenyan sortant avait été déclaré vainqueur de la présidentielle au Kenya ce 8 août. Seulement, la Cour suprême a statué et invalidé le scrutin à cause d’irrégularités dans la compilation des résultats. De plus, la plus haute juridiction du Kenya a demandé la tenue d’un nouveau scrutin, qui se déroulera donc le 17 octobre.

Lors d’une rencontre avec ses sympathisants, Kenyatta a mis en garde son principal rival Raila Odinga. Devant une foule, il s’est exprimé en swahili : « même s’il est élu, nous avons la possibilité en deux, trois mois de le destituer ». Uhuru Kenyatta fait allusion à la majorité détenue par son parti politique à l’Assemblée nationale.

Des propos désespérés selon l’opposition

Selon la Constitution kényane, un président en exercice ne peut être destitué que s’il est considéré inapte physiquement et/ou mentalement à assurer les fonctions présidentielles. Aussi, on peut parler d’impeachment si le président : coupable d’une violation flagrante de la Constitution, accusé de faute grave et fautif d’une infraction au regarde de la législation nationale ou internationale.

Suite à cela, l’Assemblée nationale peut lancer une motion pour la destitution du président. Celle-ci doit être voté par deux tiers des voix au parlement, ce que le parti de Kenyatta ne possède pas.

Sur son compte twitter, l’un des leaders de l’opposition Moses Wetangula a rappelé que la Jubilee ne possède pas les deux tiers des sièges du parlement nécessaire à l’éviction d’un président. De plus, il a renvoyé le président sortant à l’article 145 de la Constitution kényane.

Lors d’une conférence de presse qu’il a tenue, Moses Wetangula a ajouté que le président Kenyatta était mal informé des dispositions de la Constitution. Pour finir, il a qualifié les propos de Kenyatta de « désespérés ».


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