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Ouganda : plusieurs découvertes de cadavres de femmes mutilées suscitent l’affolement des populations


Plusieurs meurtres de femmes créent l’effroi
Des policiers ougandais installant un cordon de sécurité après un meurtre. © ISAAC KASAMANI / AFP

Ouganda (Africapostnews) — Depuis plusieurs mois déjà, de nombreux meurtres de jeunes femmes sont perpétrés dans le sud de l’Ouganda créant ainsi l’effroi chez les habitants. Sans réponse efficace des autorités, les populations ont décidé d’organiser des patrouilles afin de se protéger

Les autorités soutiennent que les crimes ont commencé depuis le mois de mai. Ainsi, ce n’est pas moins de vingt macchabées de femmes mutilées qui ont été trouvés dans le comté de Wakiso au sud de l’Ouganda. Après autopsie, les femmes, jeunes pour la plupart, ont été violées et étranglées. Aussi, elles présentent des traces de mutilations.

Pendant que certains émettent l’hypothèse d’un tueur en série sévissant dans la région, la police écarte ladite option en évoquant la possibilité de crimes rituels. En fin août, elle a arrêté trente personnes et en a inculpé treize pour « meurtre et terrorisme ». Seulement, les crimes n’ont pas cessé et la police a arrêté de communiquer à ce sujet. De ce fait, les populations ont donc décidé de prendre les choses en main et de s’organiser en patrouilles pour assurer leur sécurité.

Meurtres rituels ?

Georges William Kakooza, journaliste local qui s’est penché sur ces meurtres dément la version officielle. Selon lui, le phénomène qui effraie les populations aujourd’hui a débuté en février. Durant ce mois, plusieurs dépouilles de femmes ont été retrouvées et présentaient de nombreuses similitudes avec les plus récentes. Par conséquent, il pense donc que le bilan est plus élevé.

En outre, il émet la possibilité selon laquelle il s’agirait de meurtres rituels. C’est après avoir observé et analysé le modus operandi de ceux qui perpètrent ces homicides, qu’il est arrivé à cette conclusion. « Quelqu’un disparaît, puis quelques jours plus tard, parfois une semaine, son corps décomposé est découvert. Mais sur les lieux, il n’y a pas de sang, ni de signes de lutte. Je pense qu’on les emmène quelque part et qu’on abandonne ensuite leur corps » a-t-il indiqué.

Le porte-parole de la police nationale Asan Kasingye abonde dans le même sens concernant ce dernier point. Il s’agirait selon lui d’une bande organisée de criminels ayant des liens avec des meurtres rituels. Un suspect qui a été arrêté a reconnu avoir tué neuf femmes avant de collecter leur sang, a affirmé le ministre de l’Intérieur Jeje Odongo à l’AFP. Ce dernier, a d’ailleurs accusé deux hommes d’affaires qui auraient engagé des tueurs pour perpétrer ces crimes rituels censés leur apporter la prospérité.


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