Share

Un accord permettra aux malades du Sida d’avoir accès aux traitements antirétroviraux à 75$ par an et par personne


10% des patients résistent aux médicaments
Des patients du Sida auront accès aux antiretroviraux à un coût moins élevé. © via project-syndicate.org

Afrique santé – Les Nations Unies ont annoncé jeudi dernier la conclusion d’un accord entre différents acteurs afin de faciliter l’accès aux génériques antirétroviraux en les rendant plus accessibles en terme de coût.

Les laboratoires pharmaceutiques Mylan et Aurobindo Pharma ont établi un accord avec la fondation Bill et Melinda Gates, l’ONU et des gouvernements africains qui permettra de rendre accessible un générique antirétroviral en fixant son prix de vente à 75$ (soit 62€ ou 41.000 francs CFA) par personne et par an.

Les laboratoires lanceront la production de plusieurs millions de rétroviraux confectionnés selon une nouvelle formule considérée par l’OMS comme un « médicament de première qualité ».

Cet accord permettra d’aborder deux problèmes. Le premier est celui de la résistance que développent les organismes des patients face aux traitements actuels qui sera éliminée grâce à un nouveau composant (le dolutegravil) présent dans la nouvelle formule.

Le deuxième problème est celui de l’accessibilité car les traitements antirétroviraux restent encore assez chers pour les patients, notamment dans les régions pauvres ou reculées où l’on retrouve une part importante des malades.

19,5 millions de malades sur 36,7 millions ont accès à un traitement

L’ONU recensait environ 36,7 millions de malades atteints du Sida en 2016 et seulement 19,5 millions avaient accès à un traitement. Grâce à cet accord, les traitements seront accessibles à plus de personnes.

Selon l’ONU, 92 pays dans le monde pourront bénéficier de cet accord, principalement en Afrique où on comptait plus de 25 millions de personnes atteintes du VIH en 2016.

De plus, selon Aaron Motsoaledi, ministre sud-africain de la Santé, cet accord permettra de faire « des économies allant jusqu’à 900 millions de dollars au cours des six prochaines années », permettant ainsi de « contrôler l’épidémie plus rapidement ».

Avec un nombre croissant de malades (environ 1,8 million de nouveaux malades en 2016), il devient de plus en plus impératif pour les gouvernements et les ONG de chercher à contrôler l’expansion de la pandémie. Les ministres de la Santé et les différents acheteurs publics des pays concernés pourront se procurer le nouveau générique antirétroviral au prix fixé et le distribuer aux malades à partir de l’année prochaine


Leave a Comment