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Ouganda : selon le chef de la police, les députés de l’opposition voulaient incendier le Parlement


Le chef de la police dit que les opposants voulaient incendier le Parlement
Gen Kale Kayihura, le Commissaire de la police ougandaise. Photo : spur.innovware.net

(APN) — Le chef de la police nationale ougandaise, Gen Kale Kayihura est revenu sur l’incident survenu au Parlement ce mercredi. Il a justifié les actes des forces de l’ordre et a estimé que la faute devrait être attribuée aux parlementaires qui ont été violents et ont désobéi aux ordres du Président de la Chambre.

Ce mercredi à Kampala, c’est une scène inédite qui a eu lieu au Parlement. En effet, plus d’une vingtaine de parlementaires de l’opposition ont affronté ceux qui représentent la majorité. Les premiers s’opposent vigoureusement à la motion déposée par un élu du camp adverse, motion finalement adoptée. Celle-ci permettrait l’examen d’un projet de loi modifiant la Constitution en supprimant l’âge limite (de 75 ans) pour être candidat à la présidentielle.

Durant les violences, le Président du Parlement a demandé à la sécurité d’évacuer un peu plus de vingt parlementaires de l’opposition qui refusaient de quitter la salle. C’est alors que les forces de l’ordre sont intervenues. Le Commissaire général de la police nationale Kayihura s’est exprimé sur l’incident : « Nous ne pouvions pas laisser les 25 parlementaires suspendus (sur 400 membres) interrompre l’activité du Parlement »

Par ailleurs, selon le chef de la police, les élus de l’opposition « prévoyaient de faire brûler le Parlement en utilisant des véhicules garés au sous sol ». Pour finir, Kayihura a précisé que la Constitution le charge de maintenir l’ordre et de faire appliquer la loi dans le pays, y compris à l’intérieur du Parlement.

Si le projet de loi qui sera discuté dans deux semaines est entériné, Yoweri Museveni au pouvoir depuis 1986 pourra briguer un sixième mandat consécutif en 2021.


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