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Gabon : Ali Bongo gagne son procès en diffamation contre Pierre Péan


Africapostnews (Paris) – Après les divers non-lieux et reports d’audience, les juridictions françaises saisies par Monsieur Ali BONGO ONDIMBA ont décidé de condamner le journaliste français Pierre Péan et Madame Sophie De Closets, directrice des éditions Fayard, depuis 2014. 

Il ressort des éléments dont nous disposons à ce jour, que le Tribunal de Paris a décidé de condamner Monsieur Péan et Madame De Closets, pour diffamation publique, suite à la publication, en 2014, du livre « Nouvelles affaires africaines et pillages au Gabon ».

Les détracteurs de Monsieur Péan continuent à affirmer que l’ouvrage est une « compilation » de non-dit » et se bornent à faire état, pour soutenir cette assertion, de la condamnation de Pierre Péan et Sophie De Closets à 1 euro symbolique au titre des dommages et intérêts pour préjudice moral et 1.000 euros d’amende pour diffamation publique, sans préciser que ladite accusation a été retenue pour des faits bien précis et non pour l’ensemble des affirmations de l’ouvrage.

Il ressort des informations qu’Africapostnews a pu recueillir, que seul ont été considérés comme diffamatoires, les propos suivants :

– « un des enquêteurs finit par expliquer au Président que « selon toute vraisemblance, c’est Ali »

– « faites attention, Monsieur le Président. Votre fils est très ambitieux. Il est capable de faire la même chose à votre encontre… »

– « un contrat a été mis sur sa tête. C’est un voyou du Havre qui est chargé de l’exécution. La PJ retrouve le donneur d’ordre : un coréen proche d’Ali Bongo ».

Il convient de rappeler que les faits au cœur du scandale comprenaient, au-delà des faits susvisés, les allégations relatives à l’adoption d’Ali Bongo, à ses multiples actes de naissance, ainsi qu’à l’obtention de son baccalauréat par le biais de canaux douteux.

Les tribunaux français ne se prononcent donc, en aucun cas, sur l’ensemble de ces allégations et se limitent, en réalité, à dire que l’ensemble des affirmations liées à des enquêtes ou faits criminels commis sur le territoire français ne sont pas avérées. Cette décision est donc sans surprise, dès lors que la Cour ne saurait considérer, en l’absence de condamnation, que ces accusations, portant atteinte à la présomption d’innocence, au cœur du système judiciaire, ne sont pas diffamatoires.

 


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