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CEMAC : Croissance en hausse en 2017. La Microfinance et la lutte contre le blanchiment mieux encadrées


Abbas Toli Mahamat, le gouverneur de la BEAC (à gauche) et les Chefs d’Etat de la CEMAC
Abbas Toli Mahamat, le gouverneur de la BEAC (à gauche) et les Chefs d’Etat de la CEMAC

(Africapostnews) – La Banque des Etats d’Afrique centrale (BEAC) table sur une croissance de 0,8% en 2017 contre 0,2% l’année précédente. Malgré le signal positif envoyé par cette prévision de croissance, l’évolution annuelle du PIB de la sous-région n’est pas assez vigoureuse pour s’éloigner durablement de la zone de turbulence économique traversée par les pays de la région.

La croissance en 2017 sera 0,6 points au-dessus de celle de 2016 qui n’était que de 0,2%. Selon le Conseil d’administration de la BEAC, cette embellie serait imputable au raffermissement de la demande globale, de la reprise du commerce mondial, de l’amélioration progressive de l’activité dans les pays développés et émergents et des conditions financières mondiales globalement favorables.

Cependant, la BEAC s’inquiète des conséquences sur l’économie mondiale et celle de la sous-région de la fin des assouplissements quantitatifs (quantitative easing) aux Etats-Unis qui vont accroitre le cout du financement et entrainer une raréfaction de la liquidité. Autres points d’inquiétude, les niveaux de croissance affichés par la Chine qui ne sont plus aussi flamboyant que par le passé.

L’inflation dans la sous-région est en hausse +1,6% contre 1,1% l’année précédente. Le solde du compte extérieur reste négatif (-7,9%). Il s’est cependant redressé par rapport au solde affiché en 2016 qui était de -15,3%. Quant au taux de couverture de la monnaie, il s’est établi à 60,6%.

Au plan réglementaire, la BEAC dit vouloir mieux encadrer l’activité de microfinance au sein de la sous-région où des fraudes suivant le schéma de Ponzi ont fait plusieurs victimes ces dernières années.

La Banque centrale commune au Cameroun, à la Centrafrique, au Congo, au Gabon, à la Guinée équatoriale et au Tchad s’est par ailleurs engagée à renforcer la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme dans la région suivant les règles du Groupe d’action financière (GAFI). Le GAFI est un organisme intergouvernemental spécialisé dans l’élaboration des normes et la promotion de l’efficace application de mesures législatives, réglementaires et opérationnelles en matière de lutte contre le blanchiment de capitaux, le financement du terrorisme et les autres menaces liées pour l’intégrité du système financier international.


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