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Zimbabwe : inquiet de l’influence croissante des réseaux sociaux, Mugabe crée un ministère de la cybersécurité


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Le président Robert Mugabe lors du « Heroes Day » en 2002. © AP

Zimbabwe (APN) — C’est lors d’un remaniement ministériel qu’est intervenue la création d’un nouveau ministère luttant contre la cybercriminalité. Ceci survient à seulement un an de l’élection présidentielle.

Pendant la recomposition du gouvernement, la décision de créer un ministère luttant contre la cybercriminalité a été prise. Plus précisément, le ministère de la Sécurité, de la Détection et la Réduction des menaces informatiques. Patrick Chinamasa quitte ainsi le ministère des Finances pour s’atteler à sa nouvelle tâche. Celle-ci est de se concentrer sur les infractions sur les réseaux sociaux et d’autres sites web avec en perspective l’élection présidentielle 2018.

La création de ce ministère particulier intervient un mois après l’intervention de Patrick Chinamasa. Il avait affirmé que le gouvernement devait voir les réseaux sociaux comme une menace à la sécurité nationale. Pour argumenter, il avait accusé des internautes d’avoir lancé une rumeur sur la pénurie des produits de première nécessité. Ce qui avait eu pour effet, des achats compulsifs et l’envolée des prix.

Les actions contre le gouvernement en cause ?

En outre Chinamasa, avocat de profession est connu pour de nombreux projets de loi déposées au Parlement. Ces projets de loi criminalisant le fait de poster de fausses infos sur internet, le « revenge porn » ou le partage d’un contenu sexuellement explicite d’une personne sans son consentement. Il a aussi déposé un projet de loi contre toutes activités en ligne contre le gouvernement.

Au Zimbabwe, la loi est restrictive contre les médias. Cependant, certains médias en ligne posent problème car les responsables sont parfois inconnus des autorités zimbabwéennes. Aussi, la campagne sur les réseaux sociaux intitulée « #ThisFlag » et instiguée par le pasteur Evan Mawararire n’a fait qu’augmenter le malaise du gouvernement zimbabwéen vis à vis des réseaux sociaux. Elle avait débouché sur la plus grande protestation de la décennie au Zimbabwe.


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