Share

Afrique : le New Windhoek Dialogue appelle le Togo, le Gabon et la RDC à cesser les violences contre l’opposition


Les présidents du Togo, du Gabon, de l'Ouganda, de l'Angola, de la RDC et de Tanzanie
Les présidents du Togo, du Gabon, de l’Ouganda, de l’Angola, de la RDC et de Tanzanie

Paris (Africapostnews) – Les partis politiques africains et européens de centre-droit se sont réunis dans le cadre de la 5e édition du New Windhoek Dialogue du 6 au 9 octobre. Au cœur de leurs échanges, les relations entre l’Union africaine et l’Union européenne, l’investissement dans la jeunesse et surtout la démocratie, la bonne gouvernance et les droits de l’homme. Dans ce cadre, les participants à ce forum se sont inquiétés du « recours systématique » à la fraude électorale et à la répression politique dans 6 pays d’Afrique : l’Angola, la RDC, le Gabon, la Tanzanie, le Togo et l’Ouganda.

Vingt partis de centre-droit d’Europe et d’Afrique se sont prononcés dans une déclaration commune en faveur d’un soutien de l’UA et de l’UE pour la démocratie, l’Etat de droit, la bonne gouvernance, une meilleure gestion de flux migratoires aux frontières et un investissement accru dans la jeunesse.

Ainsi ces parties ont vivement critiqué les dirigeants angolais pour « la pratique répétée de processus électoraux frauduleux, comme en témoignent les dernières élections du 23 août 2017, pleines d’irrégularités, sans conditions équitables pour tous les candidats, frustrant les espoirs de changement de millions de citoyens angolais ». Le New Windhoek Dialogue s’est ému « des violations des droits de l’homme, des assassinats politiques et des actes d’intolérance politique » en Angola.

Concernant la RD Congo, les partis de centre-droit ont appelé à la tenue des élections présidentielles avant le la fin de l’année 2017 et au respect de l’accord politique global et inclusif du 31 décembre 2017, souvent désigné comme l’accord de la Saint-Sylvestre.

Mettre fin à tout harcèlement et à toute persécution des voix critiques et opposées

Abordant le cas du Gabon, le New Windhoek Dialogue a condamné les menaces, les attaques et le recours à la violence contre l’opposition, les défenseurs des droits de l’homme et les journalistes. « Nous appelons le gouvernement à respecter le droit à des manifestations pacifiques et à mettre fin à tout harcèlement et à toute persécution des voix critiques et opposées. Nous exhortons le gouvernement du Gabon à mener une réforme complète et rapide du cadre électoral, en tenant compte des recommandations formulées par la Mission d’observation des élections de l’Union européenne », peut-on lire dans la déclaration

La tentative d’assassinat de Tundu Lissu, un leader politique tanzanien était au centre des débats concernant ce pays. « Nous condamnons fermement l’attaque vicieuse contre […] Tundu Lissu qui s’est fait tirer dessus dans la capitale de la Tanzanie, Dodoma, le 7 septembre 2017 ». Le New Windhoek Dialogue s’est indigné que le gouvernement n’ait pas pris en charge ses soins médicaux.

Concernant le Togo, où les marches pacifiques de l’opposition se multiplient pour appeler à la fin du régime de Faure Gnassingbé, le New Windhoek Dialogue à condamner « le recours à la violence contre des manifestants pacifiques ». Les partis de centre-droit ont appelé le gouvernement togolais à réaliser les réformes attendues par son peuple. « Nous appelons le gouvernement à initier les réformes constitutionnelles et institutionnelles réclamées par le peuple togolais afin de limiter les mandats présidentiels et d’organiser des élections libres et transparentes », précise la déclaration.

Enfin concernant l’Ouganda, le New Windhoek Dialogue s’est exprimé en ces termes : « Nous notons avec inquiétude l’environnement répressif dans lequel le Parlement ougandais envisage l’amendement constitutionnel controversé : chercher à supprimer la limite d’âge présidentielle afin de permettre au président sortant de participer aux élections de 2021. En particulier, nous condamnons le siège et l’attaque du 27 septembre 2017 par des membres des forces armées contre des parlementaires opposés à l’amendement constitutionnel ».

Ce sommet du New Windhoek Dialogue était le 5e du genre.


Leave a Comment