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Malawi : le gouvernement prend des mesures contre les tueurs de « vampires »


© South China Morning Post

Malawi Société – Après l’assassinat de cinq personnes soupçonnées d’être des vampires, le gouvernement prend des mesures. 

Au Malawi, la « chasse aux vampires » n’est pas un phénomène nouveau. En effet, le pays connaissait déjà en 2002 un regain de violence lié aux rumeurs sur des vampires. Des groupes d’autodéfense avaient vu le jour afin de se protéger de ces personnes accusées de vouloir boire le sang humain des villageois. Disparu un temps, le phénomène a semble-t-il refait surface.

Depuis le mois dernier, cinq à sept personnes ont perdu la vie dans le Sud du pays. Toutes, battues à mort par des groupes d’autodéfense, du fait de leur présumée appétence pour l’hémoglobine humaine. Selon plusieurs témoignages, les victimes auraient bu ou essayé de boire du sang humain dans le cadre de rituels liés à la magie noire.

Face à l’ampleur du phénomène, le président malawite a annoncé une série de mesures. Hier, Peter Mutharika, a tout d’abord annoncé l’ouverture d’une enquête. Le dernier meurtre s’est d’ailleurs produit dans le district de Thyolo, d’où est originaire le président qui s’est dit « profondément ému ». En outre, il appelle à mettre fin à la justice populaire et invite les citoyens à faire confiance au gouvernement. Dans les districts où se sont produits les événements, un couvre-feu a été décrété.

Un pays aux croyances très ancrées

La rumeur trouverait son origine au Mozambique, et serait par la suite arrivée aux frontières malawites. Selon un rapport de l’ONU, les autochtones pensent que ces « vampires » utilisent les programmes d’aide aux populations pour cibler les potentielles victimes et collecter leur sang. Cette peur, couplée à l’insécurité, a poussé les Nations Unies a interrompre leur mission dans cette zone du pays. En effet, plusieurs employés du programme FAO, ont été déplacés face à la situation.

Outre les faits de vampirisme, les agressions envers les albinos pour des raisons similaires, sont aussi dénoncées dans le pays.


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