Share

Un Camerounais voit sa peine prolongée pour avoir planifié un attentat depuis sa cellule


Camerounais terroriste
La prison de Fresnes. Photo : via AFP

(APN) – Un Camerounais de 28 ans et son complice Français de 22 ans ont été mis en examen par un juge antiterroriste vendredi dernier. Les deux hommes organisaient une attaque terroriste depuis leur cellule.

Charles-Henri et Maxime – les deux co-détenus – étaient incarcérés à la prison de Fresnes (Val-de-Marne). L’un y est depuis 2013 pour braquage et le second depuis 2014 pour tentative de meurtre. Charles-Henri devait être libéré mardi et Maxime la semaine prochaine.

Cependant, à quelques jours de leur libération, la DGSI (Direction Générale de la Sécurité Intérieure) a eu connaissance de leur projet terroriste commun. En effet, le jeune Camerounais, reconnu comme un sympathisant de Daech, était déjà pisté depuis 2016 par la DGSI. En décembre 2016, les services de renseignements avaient retrouvé dans sa cellule un téléphone portable contenant des vidéos et des conversations évoquant un projet d’assassinat contre « des mécréants ». Dès lors, le jeune homme était surveillé pour ses relations avec un individu vivant dans la zone irako-syrienne et affilié au groupe Etat islamique.

Un projet terroriste organisé

Son complice français quant à lui, était déjà connu des services secrets comme étant un islamiste radical. C’est donc en surveillant les deux hommes qu’ils sont tombés sur un troisième suspect, un Réunionnais de 44 ans qui avait pour habitude de faire l’apologie du terrorisme sur les réseaux sociaux. Ce dernier semblait être liés au projet des deux détenus étant donné qu’il « projetait de se rendre en métropole pour apporter un soutien logistique aux deux détenus ».

L’objectif des deux hommes était de « monter un groupe de combattants avec la volonté de monter en puissance par le biais de diverses actions à l’extérieur de la prison, ciblant entre autres, des policiers et des surveillants de prison » a déclaré à l’AFP une source proche de l’enquête.

Suite à ces découvertes, la libération des deux hommes a été annulée et ils sont désormais inculpés par la justice française pour « association de malfaiteurs de terroriste criminelle ».
Le jeune Camerounais aurait reconnu les faits pour lesquels il est accusé mais sans avoir donné plus de détails.


Leave a Comment