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Gabon : perturbé par les grèves à répétition dans l’administration, le gouvernement négocie une trêve sociale


Gabon (Africapostnews) – Depuis 2016, le gouvernement gabonais doit faire face à de multiples mouvements sociaux dans l’administration publique. La crise sociale s’est aggravée avec la crise économique et la crise politique qui secouent le pays. Pour mettre fin aux tensions sociales à répétition, le gouvernement négocie une trêve sociale qu’elle veut voir s’étendre à tous les pans de l’administration publique.

Fin septembre, les responsables des ministères de l’économie et du budget sont parvenus à un accord avec certains syndicats de leur administration, en particulier ceux des régies financières pour la mise en place d’une trêve sociale. Le protocole d’accord, qui n’a pas fait l’unanimité parmi les syndicats, prévoyait la mise en place d’un mécanisme concerté de paiement des primes et un apurement des arriérés.

Malgré cet accord, le 9 octobre l’intersyndicale des régies financières a fait parvenir un courrier à leur ministère de tutelle pour rejeter le mécanisme de paiement de primes adopté unilatéralement par le gouvernement. « L’intersyndicale est ainsi surprise que de manière unilatérale, le gouvernement envisage de payer le 10 octobre 2017 les primes pour le compte du moins d’août et septembre 2017 sans avoir mis en place ledit comité (NDLR le comité ad-hoc) », écrivait Jean Didier Mbatchi Bayonne, le président de l’intersyndicale dans son courrier.

Certains syndicats restent sceptiques

Mardi, Jean-Marie Ogandaga le ministre de la Fonction publique, de la Modernisation du service public, chargé de la Réforme de l’Etat était en concertation avec des leaders syndicaux. Objectif : leur expliquer le bien-fondé de la trêve sociale.

« Il était important d’échanger avec les représentants du Bloc syndical de la première seconde sur les objectifs visés par la future trêve sociale que nous allons signer. Aucun partenaire social n’est exclu. Tout le monde est invité à donner son opinion et apporter son plus. Nous sommes là pour bâtir un Gabon qui se veut prospère et éternel. Nous n’allons pas bâtir notre pays en excluant ses enfants », a indiqué Jean-Marie Ogandaga », a déclaré Jean-Marie Ogandaga qui parle de la trêve sociale comme si elle était déjà acquise.

Si certains regroupements syndicaux comme le Bloc syndical de la première seconde semblent adhérer au principe d’une trêve sociale, de puissants syndicats comme ceux réunis au sein de la CONASYSED se tiennent en marge de ce processus, convaincus qu’il ne faut jamais s’abstenir de revendiquer ses droits.


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