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Dieu aurait changé d’avis sur la mort de Mugabe, annonce un pasteur zimbabwéen


Les époux Mugabe © telegraph.co.uk

Zimbabwe politique – Après avoir annoncé la mort de Robert Mugabe, le pasteur Mugadza a finalement annoncé que « Dieu avait changé d’avis ». 

Le 16 janvier dernier, Patrick Mugadza, pasteur et opposant notoire, prédisait la mort du président zimbabwéen le 17 octobre de la même année. Soit, aujourdhui.

Mais voilà, l’homme de Dieu à depuis fait un virage à 180º. Dieu aurait finalement eu pitié du chef d’Etat nonagénaire et aurait repoussé sa mort. C’est en tout cas la raison qu’avance le pasteur pour expliquer le fait que Mugabe soit toujours en vie. « Il m’a été révélé qu’il y a du changement quant à la parole prophétique que j’ai eu à libérer en janvier 2017 », a annoncé le pasteur dimanche, dans une note vocale sur Whatsapp. Selon lui, Dieu a décidé d’être « un activiste » tout comme lui. S’il n’a pas permis la mort de Mugabe ce n’est pas sans raison. Mais cette raison, il ne l’aurait pas communiqué au pasteur.

Pour ces propos, le pasteur avait écopé de 55 jours de prison  pour « atteinte à l’autorité du chef de l’état ». Plus tard, dans une vidéo, il déclarait que Mugabe avait mal compris sa prophétie. Aujourd’hui, « Dieu a changé d’avis. »

Le pasteur devenu faux-prophète 

Si cette histoire prête à sourire, elle a provoqué l’ire de nombreux confrères et fidèles. En effet, ces derniers estiment qu’il est inadmissible de jouer avec le nom de Dieu. Le rétropédalage de Mugadza lui vaut aujourdhui d’être considéré comme un faux prophète par ses pairs. D’autres y voient une insulte à la religion et au peuple.

La nouvelle, elle, a énormément fait rire du côté du gouvernement. Le ministre de l’intérieur zimbabwéen s’est exprimé en disant que le président n’avait rien à craindre des prédictions de ce genre. « Le président prie et adore un dieu vivant », a déclaré Simon Khaya Moyo.

Les spéculations sur la santé de Robert Mugabe font très souvent les gros titres de la presse nationale et internationale. Pour autant, du haut de ses 93 ans, le président zimbabwéen ne semble pas prêt à laisser le pouvoir. Malgré son grand âge, le doyen des chefs d’état africains entend briguer un nouveau mandat en 2018.


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