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Togo : au moins quatre morts par balles lors de manifestations


Des morts lors des manifestations au Togo
Le quartier de Gbegnedji a été le théâtre d’affrontements entre jeunes manifestants et forces de l’ordre. © APN

Togo (APN) — Plusieurs victimes ont été enregistrées dans les deux principales villes du pays pendant des manifestations contre le régime en place.

De nombreux Togolais sont sortis dans la rue pour demander le départ de Faure Gnassingbé dont la famille est au pouvoir depuis 50 ans. Seulement, les manifestations n’ont pas été autorisées, ce qui a causé l’intervention musclée des forces de l’ordre. Durant ces violences entre les manifestants et forces de l’ordre ainsi que des hommes encagoulés, on dénombre quatre morts. C’est Yark Damehame, ministre de la Sécurité qui a fait l’annonce du bilan.

Selon ce dernier, les autorités recensent un mort dans la capitale Lomé, plusieurs blessés par balles et de nombreuses personnes appréhendées par la police. L’opposition elle, parle de deux morts seulement à Lomé dont un enfant de 11 ans. À Sodoké dans le nord du pays, on compte trois morts par balle, selon Yark Damehame. Ce dernier a par la suite déclaré : « Les forces de l’ordre ne sont pas les seules à détenir des armes donc il est difficile de dire qui a tiré ».

Le pouvoir et l’opposition campent sur leur position

Quelques jours avant, à Sodoké, fief du Parti national panafricain (opposition), des échauffourées ont éclaté après l’arrestation de l’imam Alpha Hassan, proche du parti. Le bilan était de quatre morts, deux adolescents et deux soldats lapidés par la foule.

La crise au Togo s’enlise et la perspective d’une sortie de crise est encore lointaine. Depuis le mois d’août, le PNP et 13 autres partis manifestent pour la réinstauration de la Constitution de 1992 qui limite le nombre de mandats présidentiels à deux. De plus, certains demandent le départ sans délai de Faure Gnassingbé arrive au pouvoir en 2015.

De son côté, le pouvoir a proposé une reforme de la Constitution qui ne satisfait pas les revendications. On parle de la mise en place de la limitation des mandats sans sa rétroactivité. En d’autres termes, Faure Gnassingbé aurait le droit de se représenter en 2020 et 2025. L’opposition rejette totalement cette proposition.


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