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Le Burundi devient le premier pays africain à quitter la CPI


Le gouvernement accuse l'UE de déstabilisation
Le président burundais Pierre Nkurunziza via © franceinfo.fr

Burundi (APN) — Un an après avoir annoncé son retrait, le Burundi quitte officiellement la CPI. Il devient le premier pays africain à quitter l’institution.

Une année après avoir notifié son retrait, le pays de l’Afrique de l’Est a franchi le pas. Le Burundi, l’Afrique du Sud, le Kenya et la Gambie avaient à quelques semaines d’intervalle il y a un an, annoncé leur souhait commun de quitter l’institution judiciaire. Selon ces pays, la CPI vise iniquement et spécialement les leaders africains. Le divorce est donc acté entre la CPI et le Burundi qui devient le premier des 34 pays africains membres de l’institution à la quitter.

Cependant, selon le porte parole de la CPI, ce désengagement n’a aucun impact sur les enquêtes en cours dans ledit pays. En effet, l’ONU a accusé le gouvernement burundais de crimes contre l’humanité, incluant des exécutions et des cas de tortures. L’Organisation avait donc demandé à la CPI de diligenter une enquête. Chose faite par la CPI qui ne prendra pas fin malgré le retrait du Burundi.

Plusieurs états africains ainsi que l’opinion publique prennent à partie l’institution juridique qui est accusée de s’acharner sur les cas africains. Plusieurs diatribes s’élèvent et pointent une instrumentalisation de la CPI par l’occident. Des récentes révélations de Mediapart abondent dans le même sens et prennent en exemple le cas de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. Ce dernier serait détenu à la Haye à cause de la France et d’Alassane Ouattara le président ivoirien actuel. La grogne monte et nombreux sont ceux qui pensent qu’il faille créer une Cour africaine de justice.


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