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Robert Mugabe veut restaurer la peine de mort au Zimbabwe


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Le président Robert Mugabe lors du « Heroes Day » en 2002. © AP

Zimbabwe (APN) — Lors de l’enterrement d’un vétéran de la guerre d’indépendance, le président zimbabwéen s’est publiquement exprimé en faveur d’un retour de la peine de mort.

Robert Mugabe s’est montré à Harare, favorable à la restauration de la peine capitale dans son pays. Pour cause, la montée du taux d’homicide. Il s’est dit choqué par les chiffres concernant les homicides après avoir reçu un rapport du chef de la police. Il n’est pas rentré dans les détails. « Les gens jouent avec la mort et s’entretuent, est-ce pourquoi nous avons libéré ce pays ? Nous voulons que ce pays soit une nation prospère où règne la paix, pas une nation où les individus s’entretuent » a-t-il déclaré visiblement consterné.

« Je pense qu’il faut restaurer la peine de mort » a-t-il pendant les funérailles d’un vétéran de la guerre d’indépendance. Seulement, la peine capitale est déjà bel et bien marquée dans le code pénal zimbabwéen mais aucune mise à mort n’a été enregistrée depuis 2005. À cette date, le dernier bourreau a pris sa retraite. On annonçait un nouveau bourreau en 2012 mais ce dernier n’a jamais été mis en place. Néanmoins, il est important de noter que la Constitution de 2013, exempte de la peine de mort : les femmes, les garçons de moins de 18 ans et les hommes de plus de 69 ans.

Le président, âgé de 93 ans a ajouté que son cabinet est divisé sur la question et préfère donc accorder un moratorium sur la question. Ne précisant pas quand exactement le problème sera tranché, il a juste affirmé la chose suivante : « Si vous entendez que des personnes ont été exécutées, sachez que la pensée de Mugabe a triomphé. »

 


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