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Côte d’ivoire : baisse de 60% de la production de diamant


M’en plus gros diamant brut du monde vendu
« Lesedi La Rona », le plus gros diamant brut du monde. © Seth Wenig / AP / SIPA

Economie Côte d’Ivoire (Africapostnews) – L’Agence Ivoirienne de Presse (AIP) a annoncé la baisse de production de diamant en Côte d’ivoire. Cette baisse serait selon les exploitants de la pierre précieuse due à la présence des plantations qui empiète sur l’activité. Selon les autorités minières, les exploitants ne devraient pas excéder les 15 mètres de profondeurs dans les réserves. Après avoir connu leur embargo onusien, la Côte d’ivoire avait pue accéder au marché international.

Relever les chiffres d’exploitation de diamant pourrait permettre à la Côte d’Ivoire de non seulement continuer à rester dans le marché mondial mais surtout de participer à l’économie et de continuer à nourrir près de 300.000 ivoiriens.

La production de diamant Ivoirien chute de 60% après avoir accédé au marché mondial

Depuis le début de l’année, les prix de production de diamant en Côte d’Ivoire sont en régression. Une annonce de l’Agence AIP informe de la chute inquiétante de production de diamant, elle aurait baissé de 60%. C’est pendant une rencontre au Nord du pays, une zone dans laquelle sont concentrés près de 90% des avoirs Ivoiriens entre les autorités à Séguéla et quelques acteurs de la filiale. Il semblerait que depuis près de onze mois c’est-à-dire entre Janvier et novembre, seulement trois autorisations ont pu être délivrées. Ibrahim Coulibaly, directeur régional des Mines a souligné que « l’heure est grave », il faudrait faire remonter les chiffres de la production.

Selon les artisans exploitant les zones localisées de diamant, cette baisse de production pourrait être liée à l’épuisement des réserves dans les zones d’exploitations. « Les coins juteux sont épuisés. La recherche géologique n’a pas suivi. On est là depuis 30 ans et c’est toujours dans les mêmes coins qu’on travaille » déclare Ali Ba le président des diamantaires de Séguéla. Il attire également les autorités sur l’installation des plantations dans les zones où ils sont censés exploiter le diamant ce qui empiète sur leur activité. Il pense que « s’il n’y a pas de solution, au bout de cinq à dix ans, on ne parlera plus de diamant en Côte d’ivoire ».

Les autorités préconisent d’éviter la surexploitation des réserves

En 2015 que la Côte d’Ivoire avait repris les activités d’exploitation après la levée de leur embargo. Un projet leur avait été proposé dans le but d’améliorer les activités économiques dans les localités concernées. Il avait également permis le réaménagement d’un ancien site minier dans la zone de bassin piscicole à Bêkoro. L’embargo était causé par la crise militaro-politique de 2002 à 2011. Après plus de dix ans de difficulté, en avril dernier, Abidjan avait enfin été autorisé à placer ses diamants sur le marché international selon la certification qui concerne cette activité. Bien qu’il soit considéré comme un petit producteur les chiffres évalués en 2015 étaient de l’ordre de presque 13 936,70 carats.

La Côte d’ivoire n’est pas classée parmi les premiers producteurs de diamant, elle vient loin derrière les pays tels que le Botswana, la Russie, le Canada, l’Angola etc. En 2015, entre 200.000 et 300.000 ivoiriens vivaient essentiellement de l’extraction artisanale, l’objectif du gouvernement était de mieux exploiter les zones de réserves de diamant. Cette baisse de 60% de la production de diamant pousse les autorités à changer de stratégie afin que l’exportation de celui-ci continue à avoir un impact dans l’économie du pays. Le diamant se fait de plus en plus rare, les autorités minières exhortent les responsables des sociétés de coopérations de ne plus excéder les 15 mètres de profondeur quand ils creusent.  


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