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Sénégal : 274 milliards mobilisés pour la troisième usine de traitement et de pompage d’eau potable


Une vue de Dakar (Sénégal) et de la presqu'ile du Cap-Vert

Actualité Sénégal – Les travaux de la construction de la troisième usine de traitement et de pompage d’eau potable de Keur Momar Sarr (KMS3), seront lancés dans un mois environ. Hier, le Premier ministre sénégalais, Mahammed Boun Abdallah Dionne, a annoncé que le Président Macky Sall procédera à la pose de la première pierre de l’usine KMS3, le 21 décembre prochain. D’un coût total de 274 milliards de FCFA, ce projet permettra de renforcer les capacités en approvisionnement en eau de la région de Dakar, mais également de ses environs, dont la ville de Diamniadio.

La construction de l’usine KMS3 devra s’étaler sur 24 mois et fait partie intégrante du Plan Sénégal Emergent (PSE) visant à conduire le Sénégal sur la voie de l’émergence à l’horizon 2035. Avec la mise en service de cette usine, pas moins de 3 millions de personnes bénéficieront d’un meilleur approvisionnement en eau potable. Dakar, Diamniadio, Lac Rose, Diass ou encore de Thiès, etc., sont entre autres les localités concernées.

 Le projet est financé à hauteur de 13,5 milliards de FCFA par l’État sénégalais et la Société Nationale des Eaux du Sénégal (SONES), 60,4 milliards de FCFA par l’Agence Française de Développement (AFD), 42,6 milliards de FCFA par la Banque africaine de développement (BAD) et 3,9 milliards par la Banque mondiale (BM).

À elle seule, l’usine KMS3 sera en mesure de produire un volume d’eau de 200.000 m3/jour. Combiné à la fourniture de l’unité de dessalement d’eau des Mamelles (100.000 m3/jour), ce donc sont 300.000 m3/jour qui seront disponibles entre 2020 et 2021. La mise en service de ces deux usines devrait répondre aux besoins des populations et combler l’actuel déficit.

En effet, l’approvisionnement en eau potable est une véritable problématique dans la région de Dakar et de ses environs. L’explosion démographique provoque un accroissement exponentiel de la demande. Malheureusement, la production actuelle ne permet pas de répondre aux besoins des populations. C’est ce qui explique les nombreuses baisses de pression et la multiplication des coupures.

Mais avant que ces deux usines ne soient fonctionnelles, l’État du Sénégal a opté pour la mise en place de programmes intermédiaires. Ces derniers devraient permettre de réduire le déficit de la production en eau potable en ayant recours à la production des forages de Cayar, de Tasset et du littoral nord. Ces programmes intermédiaires permettront d’augmenter considérablement la capacité de production eau potable d’ici 2018 et 2019.


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