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Cameroun : le président de l’Assemblée nationale met fin à la session plénière après l’intervention de députés de l’opposition sur la crise anglophone


La question anglophone perturbe une séance au Parlement’
L’Assemblée nationale à Yaoundé. Crédits : le360.ma

Cameroun (APN) — Ce jeudi, la question sur la crise anglophone s’est invitée au parlement camerounais par des députés de l’opposition mécontents.

Aucune loi n’a été voté ce jeudi au Palais des Verres à Yaoundé. Pour cause l’intervention des députés SDF, principal parti de l’opposition du pays sur la question de la crise des régions anglophones. En effet, depuis plusieurs mois, les régions anglophones du Cameroun sont touchées par une crise qui paralysent plusieurs secteurs dont l’éducation.

2 ans de crise anglophone, 0 débat au parlement

Le député SDF Banadzem Joseph Lukong a de manière inattendue pris la parole au sein de l’hémicycle. Il a fustigé le fait que la question de la crise anglophone au Cameroun qui perdure depuis un n’a jamais été abordée par les parlementaires. « Depuis un an, nous siégeons sans aucune discussions sur la crise anglophone » a-t-il dit sous entendant qu’il fallait mettre cette question à l’ordre du jour.

Après l’esclandre, s’est en suivi un vacarme catastrophique dans la salle. Les députés SDF n’ont pas hésité à lever la voix et à entamer un chant : « le pays va mal, nous voulons le changement ». Le président de l’Assemblée nationale Cavaye Yeguie Djibril a alors répondu « le pays va bien, c’est le SDF qui va mal » avant d’être contraint à mettre fin à cette séance seulement trente minutes de débat. Les députés du RDPC, de l’UPC, du MDR et de l’UDC ont quitté la salle.

Joshua Osih, député et vice-président du SDF s’est exprimé aux micros de la BBC. Il a estimé qu’il est totalement inacceptable qu’après deux ans de crise dans le sud-ouest et le nord-ouest, cette question n’a jamais été abordé par les parlementaires. « Il faut que le gouvernement viennent répondre aux députés de ce qui se passe […] On ne peut pas avoir une partie du pays où il n’y a pas d’école depuis 24 mois et on trouve ça normal » a-t-il ajouté.


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