Share

Les Repats : ces jeunes Africains de la diaspora qui décident de retourner vivre en Afrique


Une nouvelle ligne vers Nairobi pour Air France
Un Boeing 787 de la compagnie Air France

Société Africapostnews – Les repats sont des jeunes africains ayant étudié à l’étranger et décident de retourner sur le continent pour y vivre. Ils veulent pour la plupart réaliser leurs projets professionnels tout en ayant l’impression de participer au développement de leurs pays respectifs. Ce mot en anglais signifie « returnees ». Ce sont des jeunes Africains de la diaspora qui quittent leurs vies aux Etats Unis et en Europe pour entreprendre dans leur Continent d’Origine.

Ces jeunes  se heurtent très souvent à certaines réalités notamment les coupures d’eau, d’électricité, l’escroquerie, les railleries etc. Néanmoins, ils n’ont pas peur de quitter l’Occident et d’affronter une nouvelle vision après plusieurs années d’expertises à l’étranger.  Ces jeunes sont des mines d’or pour le Continent.

Les jeunes prodiges diplômés en Occident de retour en Afrique

Il semblerait que de plus en plus de jeunes Africains n’aient plus peur de retourner parfois pour des raisons panafricanistes c’est-à-dire dans leur recherche d’identité, de racines veulent à tout prix s’accomplir professionnellement  sur la terre de leurs ancêtres. Pour d’autres, les causes seraient purement économiques. Selon eux, l’Afrique est une terre d’opportunité qui gagnerait à être mieux exploitée. De plus, les repats ont un avantage considérable dans le recrutement. Pour la plupart, les entreprises étrangères implantées dans certains pays Africains préfèrent recruter un repats diplômé car cela leur faciliterait sur plusieurs plans aussi bien dans la communication que dans la transmission de la vision qu’ils ont pour la plupart côtoyé.  Ce retour des cerveaux pourrait être mieux exploité.

Entre inquiétude et désillusion, le retour est souvent plus difficile qu’en apparence

Les avis restent néanmoins mitigés. Certains pensent que repartir en Afrique est risqué car les réalités du pays sont généralement différentes. Les difficultés ne sont pas les mêmes. Rien qu’en termes de salaire, la plupart des repats sont payés deux parfois trois fois moins que ceux qu’ils avaient en étant à l’étranger. Les niveaux de vies sont totalement aux antipodes, beaucoup se font escroquer au retour car pour certains, ils sont comme on peut dire « Européanisés, Américanisés», n’ont plus le même regard qu’en quittant le Continent. L’environnement et les conditions de vies également ne sont pas le mêmes, car dans plusieurs pays les effets liés au changement climatique causent des dégâts pour les populations, il faut pouvoir s’adapter. Entre délestage, moustiques, l’eau à boire parfois de couleur saumâtre, c’est parfois la douche froide pour certains. Beaucoup d’Africains expatriés préfèrent leur confort de l’étranger, les repats estiment que cela ne devrait pas être un frein dans leur quête de réintégration.

Retour motivé par une envie de faire progresser le Continent

Pour d’autres, c’est un profond désir voir un tremplin professionnel. Beaucoup ont à cœur de changer « les choses ». Ils estiment qu’avec toute l’expertise acquise à l’étranger, l’idée serait d’être une valeur ajoutée, c’est-à-dire de transmettre le savoir Occidental qu’ils qualifient de bénéfiques pour cette génération qui a eu la chance de pouvoir voyager, de participer ainsi à la progression et au développement du Continent. Malheureusement, beaucoup de repats sont parfois confrontés au rejet des autochtones qui les considèrent comme des étrangers dans leur pays parfois des potentiels rivaux pour le marché du travail dans des pays dans lesquels le taux de chômage est très élevé. Certains les qualifient de « Bounty », c’est-à-dire noir à l’extérieur, blanc à l’intérieur. Ils retournent tous dans leurs pays d’origines car ils veulent réaliser leur « African dream » basé sur des opportunités que leur offre leu continent. Dans son livre « Americanah », la Nigériane Chimamanda Ngozi Adichie évoquait déjà ce phénomène avec son héroïne Ifemelu. La serie ghanéenne « An African City » illustre également bien le phénomène au travers du retour en Afrique de cinq jeunes femmes venues des Etats Unis et de Londres.  


Leave a Comment