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Crise au Togo : nouvelle démonstration de force de l’opposition, Buhari et Macron s’expriment


Les opposants dans les rues de Lomé le 6 septembre 2017
Les opposants dans les rues de Lomé le 6 septembre 2017 // DR Facebook Farida Bemba Nabourema

Togo (APN) — La coalition composée de 14 partis de l’opposition a organisé des manifestations qui ont réuni des milliers de Togolais dans la rue. Les manifestants ont marché dans le calme réclamant la démission de Faure Gnassingbé.

Depuis quelques mois l’opposition togolaise tient ferme et réclame le retour de la constitution de 1992. De plus les manifestations ne se désemplissent pas et la colère est toujours palpable à chaque sortie du peuple. Cette semaine, la coalition de 14 partis d’opposition a appelé à manifester comme quasiment chaque semaine. C’est dans les rues de Lomé et de plusieurs autres villes que les manifestants se sont encore retrouvés en grand nombre pour réclamer le départ de Faure Gnassingbé.

Cette semaine, l’opposition a appelé à trois jours de manifestations. Le jeudi 30 novembre marquait le deuxième jour et la population est toujours aussi déterminée dans ses revendications. De milliers de togolais se sont retrouvés dans la rue et ont marché dans le calme. On ne déplore aucun incident majeur. Ce rassemblement intervient quelques jours après la sortie de Faure Gnassingbé qui jusque là, ne s’était pas prononcé sur les différentes actions de l’opposition et du peuple. Il avait annoncé un dialogue « d’ici quelques semaines. »

« Le peuple doit s’exprimer librement »

Cependant avant les négociations, l’opposition réclame la mise en place de quelques mesures d’apaisement. Il s’agit entre autres de la libération des détenus politiques, la levée de l’interdiction de manifester dans certaines villes du nord à savoir Sodoké, Bafilo et Mango.

En marge du sommet Union africaine / Union européenne à Abidjan, le président nigérian Muhammadu Buhari s’est exprimé sur la situation au Togo. « L’instabilité au Togo aura des conséquences régionales et nous devrons payer le prix du développement » a-t-il indiqué. Mercredi soir, le président français Emmanuel Macron a quant à lui dit qu’il souhaite que « le peuple puisse s’exprimer librement ». « Je souhaite qu’il puisse y avoir un processus électoral qui permette une confirmation démocratique ou une alternance du pouvoir » a-t-il ajouté


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