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Gabon – Tôlé des salariés dans le cadre de la liquidation de GSS


GSS appartient au groupe BMMI dont le siège social se situe au Bahreïn © BMMI Group

Actualité Gabon (Africapostnews) – La rédaction d’Africapostnews a été contactée par des salariés de la société GSS souhaitant manifester leur vif mécontentement face au comportement de leurs dirigeants. En effet, lesdits salariés ont été informés de la liquidation de la société, via des emails de leurs dirigeants, après que ces derniers aient quittés le territoire gabonais. 

Nouveau coup de tonnerre dans la sphère économique gabonaise : les salariés de la société Global Supply Services, filiale du Groupe BMMI montent au créneau et dénoncent une mise en liquidation de la société dans le dos des salariés, la fuite des dirigeants et l’absence d’intervention de l’Etat Gabonais.

La fermeture d’une entreprise est toujours une affaire délicate en ce qu’elle met en balance les intérêts des salariés, des actionnaires et de l’ensemble des personnes physiques ou morales envers qui la société est redevable.

Dans le présent article, nous vous rapportons la vision des salariés de la société telle qu’ils nous l’ont présentée.

Bref rappel du contexte

A titre liminaire, il convient de rappeler que la société Global Supply & Services (GSS) est une filiale du Groupe BMMI ayant une activité de traiteur. Dans ce cadre, elle fournit notamment des repas à des sociétés d’exploitation pétrolière.

Par un Avis de dissolution publié dans le journal L’Union, les tiers ont été informé de la décision prise par les actionnaires de dissoudre la société. Cette décision la été prise le 30 octobre 2017 par l’Assemblée Générale Extraordinaire des associés et publiée dans les conditions prévues par la loi.

A ce jour, nous n’avons pas connaissance de communication officielle de la société quant aux raisons de cette dissolution anticipée. Toutefois, il semble que la société aient rencontrés des difficultés financières de nature à justifier ladite dissolution.

Procédure engagée par les salariés

D’une part, les salariés ont contactés les médias dont Africapostnews afin de s’assurer de voir la société exposée.

D’autre part, l’Inspection du Travail a été saisie afin que soient protégés les droits des salariés.

Critiques et revendications des salariés

N°1 : les dirigeants auraient fuit leurs responsabilités

Le Directeur Général et le Directeur Administratif et Financier de la société auraient quitté le Gabon, prétextant une mission usuelle à l’étranger, alors qu’ils n’avaient pas l’intention de revenir et étaient déjà informés de la fermeture de la société.

Le 28 novembre 2017, ces derniers ont informés les salariés, par courrier électronique, qu’ils ne reviendraient pas au Gabon et qu’un liquidateur avait été nommé en vue de la liquidation amiable de la société.

Les salariés estiment, sur cette base, que « les dirigeants ont fuit comme des voleurs ».

Légalement, les dirigeants sociaux ne sont pas tenus de rester sur le territoire gabonais tant qu’ils s’assurent de nommer un liquidateur et que l’ensemble des obligations applicables à la société sont respectées.

N°2 : les dirigeants subtiliseraient l’argent de la société

Notre source affirme que des mouvements suspects auraient été remarqués sur les comptes bancaires de la société.

En effet, des virements auraient été réalisés par le DAF. Parmi ces virements, plus de 78 millions de francs CFA auraient été versés au cabinet en charge de la liquidation. Le Directeur des Opérations de la société affirme qu’il s’agit d’acompte pour leurs prestations dans le cadre de la liquidation amiable. Nous restons dans l’attente d’une confirmation.

N°3 : les dirigeants et le siège du groupe au Bahrein empêcheraient l’activité de se poursuivre

Le Directeur des Opérations nous a indiqué que certains contrats seraient encore en cours mais que GSS ne seraient pas en mesure de les honorer sans fonds supplémentaires que le DG, le DAF et le siège au Bahrein leur auraient refusé.

Des précautions doivent cependant être prises lorsque ces problèmes sont considérés. En effet, dés lors que le liquidateur a été nommé, les dirigeants sont dessaisis et il revient au liquidateur de prendre les décisions relatives à toute potentielle poursuite de l’activité.

Sur la base des différentes informations qui nous ont été transmises, il apparait que de nombreuses incompréhensions persistent et que ce conflit n’en est qu’à ses prémices. 


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