Share

L’Afrique du Nord en pleine crise hydrique


L’afrique du Nord face à ses problemes hydriques
Construction d’un puits. Crédits : lewebpedagogique

Maghreb société – La Banque mondiale a publié un rapport alarmant sur la situation hydrique en Afrique du Nord. La rareté et la mauvaise gestion de cette ressource créent une pénurie menaçante pour les populations.

« La région du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord est, de toutes les régions du monde, celle où les ressources en eau sont les plus rares » déclare le rapport de la Banque mondiale. En effet, il s’agit d’une région pauvre en ressource hydrique où les populations ont déjà exprimé leurs inquiétudes via des mouvements sociaux (« les manifestations de la soif » sont fréquentes dans le sud du Maroc. En septembre et octobre derniers, elles ont pris des proportions plus importantes allant jusqu’à l’intervention des forces de l’ordre et l’interpellation de plusieurs dizaines de manifestants,ndlr).

L’accès à l’eau est de plus en plus rare dans cette région et le problème toucherait environ 60% de la population selon le pôle mondial d’expertise en eau de la banque mondiale. Un chiffre inquiétant car il augmente le risque de problèmes sanitaires pour les populations concernées.

Au niveau économique, le problème d’accès à l’eau représente également un frein important compte tenu de son importance dans certains secteurs tels que le secteur industriel ou l’agriculture. Selon la Banque mondiale, l’utilisation de la ressource hydrique dans le monde est dédiée à 70% à l’agriculture. Ce pourcentage s’élève à près de 80% en Afrique du Nord et au Moyen-Orient où une meilleure répartition devra être mise en place au profit des populations.

L’investissement comme solution à la crise de l’eau

Pour résoudre ce problème, les différents gouvernements devront également miser sur une meilleure gestion et exploitation des ressources hydriques. Pour cela, des investissements seront nécessaires afin de garantir un réseau d’approvisionnement de l’eau sans gaspillage et une optimisation de la collecte. Aujourd’hui, plus de la moitié des eaux usées ne seraient pas collectées et 57% des eaux qui le sont, seraient rejetées dans l’environnement, explique ledit rapport.

Cela témoigne de l’existence d’un potentiel en terme de ressource hydrique pouvant servir à approvisionner les populations. Cependant, cela implique une intervention rapide et des investissements importants à fournir de la part des différents gouvernements jugés encore trop passifs face à la gestion de cette crise.

Source : Geopolis


Leave a Comment