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Découvrez le zaouli, danse ivoirienne classée au patrimoine mondial de l’Unesco


© lecointe.catherine.free.fr

Culture (APN) – L’Afrique regorge de nombreux talents et richesses culturels. Chacun des 55 pays qui la compose possède des traditions, des us et coutumes qui rendent riche son patrimoine culturel. Le patrimoine mondial de l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), rassemble un ensemble de biens qui « présente un intérêt exceptionnel pour l’héritage commun de l’humanité ». S’il regroupe des biens matériels, il concerne également des biens immatériels et culturels. 

Mercredi 6 décembre 2017, l’Unesco a offert à la Côte d’Ivoire un prestigieux cadeau en inscrivant au patrimoine mondial l’une de ses célèbres danses. Une demande initiée en 2015, par le gouvernement ivoirien. Le zaouli, est désormais reconnu comme patrimoine culturel  immatériel (Pci) de l’Unesco.

Africapostnews vous propose de découvrir le troisième bien ivoirien inscrit au patrimoine de l’humanité.

Zaouli, fille de Djela : aux origines de la danse

Le terme zaouli désigne à la fois le masque, la danse et le rythme sur lequel elle est exécutée. Cette danse naît au sein des communautés Gouro dans le centre de la Côte d’Ivoire autour des années 50.

Aucunement rattaché à un quelconque rite sacré ou mystique, cette danse populaire se pratique généralement lors des fêtes de village. Mais aussi parfois lors de funérailles.

Selon une légende, un homme prénommé Ouinnaila, originaire de Zrabi Sehifla, fut conquis par la danse boulou d’un village voisin. Alors, à son retour, il s’en inspira pour créer une nouvelle danse. A partir du masque de son village, le Djela, il créée également le masque du même nom. Le zaouli, traduit par « fille de Djela », est né.

Un hommage à la femme et sa beauté

Cette danse est une ode à la beauté de la femme. Si les danseurs sont exclusivement des hommes, les dessins des masques sont si finement dessinés qu’ils évoquent un visage féminin.

Différents masques zaouli

L’on ne parle pas d’un masque mais de masques au pluriel. En effet, il n’existe pas qu’un seul zaouli. Cependant, cette multitude de masques conserve un style commun. Des peintures aux couleurs vives, des traits noirs fins, un visage rieur surmonté par un animal. Chaque masque est une œuvre d’art singulière qui révèle la créativité et l’originalité de son auteur. Chaque ornement raconte une histoire, et revêt un caractère symbolique.

Une danse aux diverses vertus, patrimoine de l’humanité

Accompagné de percussionnistes, le danseur exécute alors son art. Par un jeu de jambes impressionnant, il offre un véritable spectacle à son public. Vêtu d’un costume tissé de raphia, il marque le rythme avec des chasses-mouches qu’il tient dans ses mains. Lors de sa performance, il alterne entre plusieurs séquences de petits sauts rapides au son des djembés. Une petite pause pour souffler et c’est reparti. Ne pouvant répéter plusieurs fois les mêmes figures, il se doit de faire preuve de créativité. Ce n’est qu’une fois sa prestation terminée qu’il peut enfin ôter son masque et dévoiler son vrai visage à la foule.

Selon certains, ce spectacle permettrait d’augmenter la productivité du village.  D’autres, y voient le moyen de resserrer les liens au sein d’un clan ou d’une même famille. Quoi qu’il en soit, le zaouli ne laisse personne indifférent. S’il attire l’œil des curieux, il est aussi un festivité que beaucoup ne raterait pour rien au monde. En outre, le succès de cette danse l’a fait parcourir les régions, et celle-ci s’étend désormais dans tout le pays.   A présent qu’il est inscrit au patrimoine de l’humanité, la Côte d’Ivoire compte bien sur le zaouli pour attirer les touristes des quatre coins de la planète.


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