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Gabon : le PDG en congrès pour solder les comptes de la présidentielle et préparer les législatives


Des responsables politique du PDG
Des responsables politique du PDG

Gabon (Africapostnews) – Le parti démocratique gabonais (PDG – au pouvoir) ouvre son 11e congrès national ce vendredi à Agondjé. Redouté par certains, attendus par d’autres, ce congrès devrait déboucher sur l’entrée de nouvelles figures au sein de l’exécutif du parti sur fond de guerre de clans.

Annoncé depuis plusieurs mois, le congrès national du PDG s’ouvre aujourd’hui à Agondjé dans la banlieue nord de Libreville. Ayant pour thème « régénération et revitalisation », ce congrès est perçu par certains responsables du parti comme l’occasion de solder les comptes de l’élection présidentielle du 27 aout 2016 dont le parti et son président sont sortis affaiblis. En effet, plusieurs membres de l’entourage d’Ali Bongo reprochent à d’éminents membres du PDG de n’avoir pas assez occupé le terrain pour permettre une victoire « facile » de leur candidat. Certains pdgistes vont même jusqu’à soupçonner certains haut-responsables du parti d’avoir été en intelligence avec l’opposition pour faire tomber Ali Bongo.

Beaucoup redoutent la réaction de Richard-Auguste Onouviet

Les craintes de conséquences que pourraient engendrer ce congrès a conduit certains responsables du PDG à se coaliser dans des courants, pourtant interdits par les règles qui encadrent le fonctionnement de leur parti. Ceux qu’on considère comme les plus radicaux ont créé le MOGABO, qui s’est mu ensuite dans un mouvement hétéroclite dénommé « les hommes du Président ». Ce mouvement a poussé à la démission l’ancien secrétaire général du parti, Faustin Boukoubi, quelques mois plus tôt. Ces derniers jours, un autre mouvement réunissant plusieurs hauts cadres du parti s’est créé suscitant l’ire du nouveau secrétaire général du parti, Eric Dodo Bougendza. Le nouveau mouvement dénommé APR, à peine a-t-il été créé qu’il a fait l’objet d’un avertissement par l’exécutif du parti.

En outre, les congrès provinciaux du parti, dont les scrutins ont été émaillés de fraude et d’achats de conscience, ont créé de nombreuses frustrations chez certains barons. Beaucoup redoutent la réaction de Richard-Auguste Onouviet, le président de l’Assemblée nationale, qui a été battu par Joel Ogouma, un conseiller d’Ali Bongo, dans son fief de Lambaréné (centre du pays).

Enfin, le congrès du PDG sera aussi l’occasion de préparer les législatives et de faire émerger les militants qui vont porter les candidatures du parti au prochain scrutin face à une opposition déterno-mining à en découdre.


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