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One planet summit : Ali Bongo annonce une contribution de 500 000 $, des gabonais bloquent la circulation sur les Champs-Elysées


Jean Ping et Ali Bongo
Jean Ping et Ali Bongo

Paris (Africapostnews) – A l’occasion du One planet summit qui s’est achevé le 12 décembre à Paris, le président gabonais Ali Bongo a annoncé que son pays entend contribuer à hauteur de 500 000 $ au budget de l’Initiative africaine sur l’adaptation dont le lancement des activités est prévu d’ici 2020. Des opposants gabonais qui se sont mobilisés tout au long de son séjour ont continué de manifester contre son régime d’abord près du métro Marcel Sembat à Boulogne-Billancourt puis à sur la prestigieuse avenue des Champs-Elysées.

L’engagement d’Ali Bongo en faveur de la protection de la planète à Paris n’a pas masqué son désamour avec la diaspora gabonaise de France qui a très majoritairement voté en faveur de son adversaire Jean Ping lors du scrutin présidentiel du 27 aout 2016.

Alors qu’il s’affichait avec le milliardaire Bill Gates, le président français Emmanuel Macron et plusieurs personnalités du même rang à l’Elysée et à Boulogne-Billancourt, en proche banlieue parisienne, Ali Bongo était accusé de « dictature » et d’ « assassinats » par des opposants gabonais mobilisés à proximité.

Incursion dans le métro pour sensibiliser les français à la cause du Gabon

Désireux de se montrer dans l’action en faveur de la protection de la planète, Ali Bongo a annoncé une contribution de 500 000 $ (environ 270 millions FCFA) au budget de l’Initiative africaine sur l’adaptation, faisant ainsi du Gabon le premier pays africain à participer à cette initiative. Ce geste a immédiatement été dénoncé par son opposition. Sur Twitter, Jean-Gaspard Ntoutoume Ayi, le porte-parole de l’opposant Jean Ping a déclaré : « Le comble du ridicule c’est lorsqu’on vient annoncer une contribution de 500 000 USD en France alors que les étudiants boursiers gabonais en France n’ont pas de bourse depuis 2 mois ».

Après avoir fait le siège de l’hôtel Georges V, où Ali et sa délégation séjournent, une vingtaine d’opposants gabonais s’est dirigée vers l’avenue des Champs-Elysées vers 22 heures. Agitant leurs drapeaux vert-jaune-bleu (les couleurs nationales du Gabon), ils ont  interrompu la circulation pendant un quart d’heure en s’allongeant sur cette avenue, la plus réputée de France. Pendant leur action, les opposants n’ont cessé de crier des slogans hostiles à Ali Bongo. Peu avant, d’autres opposants gabonais s’étaient engouffrés dans le métro parisiens pour sensibiliser les voyageurs sur les « atrocités commises par le régime Bongo et la fraude électorale ».

Ali Bongo devrait quitter Paris ce mercredi pour Libreville mais ses opposants ont réussi leur pari : faire parler de leur cause.


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