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Sénégal – Pollution de l’air : Dakar sous vigilance orange


© la Somone

Sénégal (APN) – La pollution de l’air est un fait réel à Dakar. En effet, les résultats de l’étude réalisée par le centre de gestion de la qualité de l’air ne laissent pas place au doute : la capitale sénégalaise a atteint la barre rouge. Un constat qui implique un changement dans ses rapports avec l’environnement.

Le Centre de gestion de la qualité de l’air (Cgqa) a lancé, en début de semaine, une alerte orange à la pollution de l’air à Dakar. Par ailleurs, dans son étude, désormais publique, celui-ci désigne le trafic automobile comme l’un des principaux contributeurs à la pollution atmosphérique à Dakar.

Les véhicules principaux responsables  

Si la pollution causée par la forte présence de particules de poussière venant du désert du Sahara est une réalité, il n’en demeure pas moins que le secteur des transports est le premier contributeur à la pollution atmosphérique à travers les émissions de gaz et de fumée provenant des véhicules. « A Dakar, la pollution de l’air est liée particulièrement aux fines particules de poussière qui peuvent pénétrer profondément les poumons selon leurs tailles et leurs formes. Elles peuvent provenir du brulage à l’air libre de biomasses et de déchets, de certaines activités industrielles, de l’ensablement des artères, de la poussière désertique en provenance du Sahara, mais plus particulièrement du trafic automobile, notamment le parc de véhicules Diesel », a indiqué Aminata Mbow Diokhané, chef du Cgqa.

De plus, pour Mme Diokhané, la situation risque de perdurer jusqu’à ce 30 décembre. A l’heure actuelle, a-t-elle ajouté, le niveau d’alerte est « Orange » ; ce qui veut dire que les sujets sensibles comme les personnes âgées et les enfants peuvent être touchés par des maladies respiratoires et pulmonaires et la conjonctivite.

Des conséquences sur les populations

« Il est avéré que la pollution de l’air constitue le premier risque environnemental pour la santé humaine. En 2015, l’Oms a estimé à 4,3 millions le nombre de décès dans le monde lié à la pollution de l’air intérieur et 3,7 millions de décès par an liés à la pollution de l’air extérieur. Plus de 90 % des victimes de l’air pollué vivent dans les pays à revenu faible. Ainsi, il est clair que la question de la qualité de l’air est un défi que l’Etat doit relever », a déclaré Gora Sarr, responsable des études stratégiques au Conseil Exécutif des Transports Urbains de Dakar.

Par ailleurs, selon un rapport de l’Organisation mondiale de la santé (OMS), le taux de microgrammes dans l’air de la capitale sénégalaise est de 141 m3. Ce qui représente un niveau 7 fois supérieur à la limite fixée par l’OMS. Dans ces conditions, la réalité environnementale est plus que jamais au cœur des débats.


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