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Cameroun : la France condamne les attaques des séparatistes anglophones et appelle au dialogue


Le Président camerounais Paul Biya
Le Président camerounais Paul Biya

Cameroun (Africapostnews) – La France a condamné vendredi les attaques de présumés séparatistes anglophones au Cameroun qui ont tué trois gendarmes. Elle exhorte le gouvernement camerounais à engager un dialogue pour mettre fin à l’escalade de la violence.

Des séparatistes camerounais ont pris les armes en 2017 pour tenter de créer une nation qu’ils appellent Ambazonia. En condamnant les séparatistes, la France s’est bien gardée de critiquer la gestion de la crise anglophone par le gouvernement camerounais.

« La France condamne les nouveaux assassinats d’agents de police qui ont eu lieu le 1er février au Cameroun », a déclaré la porte-parole du ministère des Affaires étrangères, Agnes Von der Muhll, lors de son point de presse quotidien. Elle a déclaré que seul le dialogue permettrait une réponse pacifique aux préoccupations de toutes les parties et assurerait l’unité et l’intégrité du pays. « C’est un message que nous transmettons également aux autorités camerounaises, en étroite concertation avec nos partenaires européens et internationaux », a ajouté la porte-parole.

La violence a éclaté la semaine dernière, avec des factions séparatistes armées qui se sont affrontées contre les forces de sécurité camerounaises dans plusieurs villes et villages des deux régions anglophones après l’extradition par le Nigeria du chef de l’Etat autoproclamé et de 46 autres membres de son mouvement.

L’agence des Nations Unies pour les réfugiés a condamné la remise de ces 47 personnes, affirmant que la plupart d’entre elles avaient présenté des demandes d’asile et que leur retour forcé violait le droit international des réfugiés.

Plus de 43 000 Camerounais ont fui en tant que réfugiés au Nigeria pour échapper à la répression du gouvernement contre les séparatistes, selon les responsables de l’aide locale. La majorité se trouve dans l’État de Cross River au Nigeria, qui borde le sud-ouest du Cameroun.


1 Comment on this Post

  1. Oui, là la France monte au créneau pour parler de dialogue. Quand Paul Biya massacre les populations à chaque contestation, la France ne dit rien. Puisqu’elle risque de perdre le privilège de la gestion des ressources naturelles de la région anglophone. Il parle de dialogue.
    Au Gabon, ali bongo a massacré les populations pour se maintenir au pouvoir, et pire même ses anciens soldats devenus mercenaires ont planifié un plan de destruction massive de la population contestataire des résultats de l’élection présidentielle d’août 2016. La France n’a rien dit. Et le porte-parole de Quai d’Orsay parle de collaboration avec les partenaires européens. Et ces mêmes partenaires européens ont pris des résolutions sur le Gabon. La France met son droit de veto. Ok. deux poids, deux mesures. Mais qu’ils sachent, la prochaine étape pour accélérer les choses ici au Gabon. Nous allons nous en prendre sur les français résidents au Gabon. Nous savons là ils travaillent et là où ils habitent. Nous commencerons à les tuer dans bientôt, si la France ne dit pas à ali bongo de laisser la place à celui que les gabonais ont choisit. A bon entendeur, salut.

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