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Le Kenya interdit le « test anal » pour les individus suspectés d’être homosexuels


Deux militants de l’association Shams pour la dépénalisation de l’homosexualité en Tunisie devant le Conseil National de l’Ordre des médecins, à Tunis, le 2 mai 2017 Timothée Vinchon/VICE News

(APN) – Le test anal a été banni par une cour kenyane. Cette pratique décriée par de nombreuses ONG servirait à prouver l’homosexualité d’un individu dans certains pays où cette pratique est punie d’une peine de prison.

Une cour kenyane a interdit le « test anal » pour des personnes suspectées d’être homosexuelles. Des ONG ont mis la pression sur la justice kenyane. Ces organisations qualifient ce test comme une forme de torture qui violerait les libertés individuelles.

L’homosexualité est répréhensible au Kenya avec une peine pouvant aller jusqu’à quatorze ans de prison. Pour « attester » l’homosexualité d’un individu, une inspection minutieuse de son anus est opérée par un médecin sans l’autorisation de la personne. Le médecin recherche des signes d’une activité sexuelle régulière par voie anale. Les conclusions du médecin font office de preuve et peut conduire ou pas à l’incarcération d’une personne. Human Rights Watch parle de ce test comme d’une pratique humiliante et cruelle. En effet, le personnel médical pourrait aller jusqu’à insérer des objets dans l’anus de l’accusé.

Avant cette décision, le Kenya faisait partie d’une liste de huit pays qui pratiquent encore cette méthode. Le Cameroun, la Tunisie, l’Égypte, l’Ouganda, la Zambie, le Liban et le Turkménistan sont les autres pays selon Human Rights Watch qui emploient encore cette méthode.


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